Marché des capitaux : Comment transformer les économies africaines?
Dernière mise à jours il y'a 4 moisFace à un déficit de financement des infrastructures qui excède les 108 milliards de dollars annuels et des besoins de développement estimés à plus de 130 milliards de dollars par an, l'Afrique est contrainte d'innover. Le Structured Finance Africa (SFA) Forum 2025, qui s'est tenu le 25 septembre 2025 à Dakar (Sénégal), a précisément exploré des solutions agiles et intégrées, rompant avec la dépendance aux schémas de financement classiques.
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Placé sous le thème “INNOVATIONS FINANCIÈRES ET TRANSFORMATION STRUCTURELLE DES ÉCONOMIES AFRICAINES : titrisation, financements durables et souveraineté”, l'événement a réuni près de 300 décideurs et experts, dont des représentants de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), d'UMOA-Titres, et de British International Investment (BII).
l’Afrique doit se tourner vers ses ressources internes pour financer sa transformation. Comme l'a souligné Badanam Patoki, Président de l’Autorité des marchés financiers (AMF-UMOA) – Togo, le continent disposerait de 4000 milliards de dollars dans des institutions domestiques telles que les fonds de pension et les fonds souverains. L'enjeu n'est donc pas tant le manque de liquidités, mais la canalisation de cette épargne domestique vers des projets productifs à long terme.
Les instruments de financement structuré apparaissent comme la réponse déterminante à cette problématique. La titrisation permet de transformer des actifs illiquides ou des flux de recettes futurs (liés par exemple à l’énergie, l’immobilier ou les infrastructures) en titres négociables sur le marché. Cet outil est fondamental pour alléger les bilans des banques et des États, libérant ainsi des capitaux pour de nouveaux investissements. Une opération de titrisation sociale de 60 milliards FCFA pour le Programme Électricité Pour Tous en Côte d'Ivoire, lancée concomitamment, illustre cette dynamique.
Les Partenariats Public-Privé (PPP) sont reconnus comme un mécanisme essentiel pour réaliser des investissements structurants sans puiser directement dans les réserves du Trésor public. Les discussions ont mis en avant la nécessité d'une ingénierie financière ambitieuse (via des véhicules d’investissement, SPV) pour créer des modèles de PPP adaptés aux réalités régionales, notamment dans l’économie rurale et les infrastructures sociales. Le Forum a été un plaidoyer pour l'action. Isaac Mbayen, Directeur général de Invictus Capital & Finance – Sénégal, a rappelé que les besoins annuels dépassent les 4000 milliards de dollars pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) d'ici 2030, rendant l'urgence d'innover indiscutable.
Pour passer du potentiel à la réalisation, le ministre des Finances et du Budget du Sénégal, Cheikh Diba, a plaidé pour la création d’un environnement attractif et la complémentarité entre tous les acteurs (États, banques, investisseurs et entreprises privées). L'accent est mis sur une refonte du secteur financier pour qu'il ne se limite plus à l'intermédiation classique, mais devienne la source d'une souveraineté financière qui permette à l’Afrique de déterminer son propre agenda de développement.
BERNARDO CARLOS NDJOMO
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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