Coopération économique : Le Cameroun, nouveau hub de l'électro-tecnologie pour la Turquie
Dernière mise à jours il y'a 2 heuresL'axe Ankara-Yaoundé s'apprête à franchir le cap de la haute technologie. Après avoir conquis le terrain des infrastructures et du textile, la Turquie déploie désormais ses ambitions sur le segment névralgique de l'électro-technologie.
Luc Magloire Mbarga Atangana, Ministre du Commerce, a officialisé la tenue d'un sommet d'affaires d'envergure prévu pour le 4 février prochain à Douala. Sous l'égide du Conseil d’affaires Cameroun-Türkye (CTBC), une délégation de l’Association turque des exportateurs du secteur électro-technologie (TET) débarquera dans la cité économique pour sceller des alliances industrielles. Cette offensive ne se résume pas à un simple flux de marchandises ; elle dessine les contours d'une plateforme régionale où le savoir-faire turc en électronique et composants numériques entend s'enraciner pour rayonner sur l'ensemble du marché de la zone CEMAC.
L'enjeu de ces rencontres B to B réside dans la correction d'une balance commerciale aux trajectoires contrastées ces dernières années. Si la Turquie avait temporairement quitté le cercle des dix principaux fournisseurs du Cameroun en 2023, elle a su rebondir en 2024 en se hissant au 10ème rang des destinations privilégiées pour les exportations camerounaises. Ce chassé-croisé statistique, documenté par l’Institut national de la statistique (INS), appelle aujourd'hui une stabilisation par l'investissement direct. En ciblant le secteur électro-technique qui englobe aussi bien les équipements de réseaux que les solutions de domotique et d'énergie intelligente les opérateurs turcs parient sur la transition numérique du Cameroun pour ancrer durablement leur influence économique face à la concurrence asiatique et européenne.
Cette nouvelle ère de coopération s'inscrit dans la droite ligne de la politique d'import-substitution prônée par Yaoundé. Pour le gouvernement, l'objectif est clair : inciter les membres de la TET à ne plus seulement vendre, mais à produire localement. L'installation d'unités d'assemblage de composants électroniques sur le sol camerounais permettrait non seulement de réduire la facture des importations, mais aussi de bénéficier d'un transfert de compétences technologiques vital pour la jeunesse locale. En 2026, la réussite de ce rapprochement entre le CTBC et les industriels d'Ankara pourrait bien transformer Douala en un centre névralgique de maintenance et de production technologique, consolidant ainsi une alliance bilatérale qui se veut désormais aussi sophistiquée que résiliente.
BCN
bernardo carlos ndjomo
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