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Loi de finances 2026 : Le secteur agricole reçoit une bouffée d'oxygène sur les taxes

Dernière mise à jours il y'a 2 heures

Lors du coup d’envoi officiel de l’exécution budgétaire dans la ville, château d’eau du Cameroun, le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze a dévoilé l’arsenal législatif destiné à briser les chaînes fiscales du secteur primaire.

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En renonçant à une part substantielle de ses prélèvements, le gouvernement réduit mécaniquement le coût des investissements agropastoraux de 30 %. Cette thérapie de choc, inscrite dans la loi de finances 2026, n’est pas une simple faveur administrative ; c’est une manœuvre de survie économique visant à substituer les importations par une production locale massive, capable de protéger le panier de la ménagère contre les soubresauts du marché mondial.

La mesure phare de ce dispositif repose sur la neutralisation de la TVA pour l’acquisition des vecteurs de productivité : pesticides, engrais, semences et équipements lourds. Au-delà des intrants, l’exécutif s’attaque au coût de la main-d’œuvre par une exemption inédite des charges fiscales et patronales sur les salaires des ouvriers saisonniers. Ce bouclier fiscal s’étend jusqu’au foncier, où les mutations de terrains agricoles et les conventions de prêts bancaires sont désormais affranchies de droits d’enregistrement. Pour les entreprises du secteur, cette trêve fiscale se prolonge durant les cinq premières années d’exploitation par une exonération totale de la patente et de l’impôt sur le revenu, permettant ainsi une capitalisation rapide des bénéfices.

Toutefois, ce sacrifice fiscal de l’État ne constitue pas un chèque en blanc. L’administration conditionne ces avantages à une affectation réelle et effective des propriétés aux activités de production, excluant d'office les constructions à usage de bureaux. Pour la région de l'Adamaoua, qui bénéficie d'une enveloppe de 41,2 milliards de FCFA dans ce budget 2026, ces mesures doivent transformer le potentiel en valeur ajoutée concrète. En 2026, le défi ne sera plus seulement de produire, mais de prouver que cette renonciation fiscale peut engendrer une résilience durable, capable de stabiliser une économie camerounaise qui refuse désormais de dépendre des cargaisons étrangères pour nourrir ses populations.


BCN

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