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Filière manioc : Alerte en Afrique !

Dernière mise à jours il y'a 2 heures

L'équilibre nutritionnel au sud du Sahara vacille face à une offensive virale sans précédent. Une expertise scientifique, rendue publique en janvier 2026, tire la sonnette d'alarme sur l'expansion de la striure brune du manioc (CBSD), une pathologie capable d'infester un tiers de la surface arable du continent.

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Autrefois limitée aux franges littorales de l'Afrique de l'Est, l'infection progresse désormais vers les bassins de production occidentaux. Le péril est majeur : la maladie provoque une nécrose interne des tubercules, rendant la production invendable et impropre à la consommation. Pour une culture couvrant plus de 16 millions de kilomètres carrés, le risque de basculement vers une crise alimentaire systémique est désormais une réalité statistique.


La dynamique de contamination trouve un allié redoutable dans le dérèglement thermique actuel. L'élévation des températures et la modification des cycles de précipitations permettent à la mouche blanche, principal vecteur du virus, de coloniser des zones d'altitude autrefois préservées. Cette extension géographique de l'insecte, couplée à une absence de rigueur dans les échanges de matériel végétal, expose les économies rurales à une vulnérabilité extrême. Contrairement aux standards de certification observés en Asie du Sud-Est, les circuits de distribution en Afrique subsaharienne demeurent largement informels, facilitant le transit de boutures contaminées à travers les frontières.


La résilience des filières agricoles africaines dépendra de l'urgence des réformes agronomiques. La priorité absolue réside dans le déploiement de variétés génétiquement immunisées et dans l'institutionnalisation de pépinières certifiées par l'État. Sans un contrôle strict de la qualité des semences et une surveillance accrue des foyers émergents en Afrique centrale et de l'Ouest, la souveraineté alimentaire du continent pourrait s'effriter. Pour le reste de l'exercice 2026, la capacité des gouvernements à stabiliser les revenus de millions d'exploitants dépendra de leur aptitude à transformer cette menace biologique en une opportunité de modernisation du secteur semencier.


Ndjomo Carlos

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