Investissements : Les start-up africaines, moteurs de croissance en 2025
Dernière mise à jours il y'a 2 heuresLe vent de pessimisme qui glaçait l’écosystème technologique africain vient de se dissiper, laissant place à une embellie chiffrée. Le verdict de la plateforme spécialisée « Africa : The Big Deal » est sans appel : les jeunes pousses du continent ont injecté 3,2 milliards de dollars dans leurs moteurs de croissance en 2025, soit environ 1 800 milliards de FCFA.
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Ce bond de 45 % en un an pulvérise la léthargie observée durant les deux exercices précédents. Loin d'être un simple sursaut passager, ce rebond consacre le retour d'une confiance sélective, où la maturité des modèles économiques et l'utilité des services numériques essentiels l'emportent désormais sur les promesses de croissance artificielle. La physionomie de cette reprise dessine une nouvelle hiérarchie continentale, portée par une Afrique de l'Est insolente de dynamisme.
Avec près d'un milliard de dollars captés, le Kenya s'est hissé sur la première marche du podium en 2025, affichant une progression de 52 % tirée par des géants de l'énergie solaire comme D.light ou M-Kopa. À ses côtés, l'Égypte et l'Afrique du Sud se maintiennent dans le peloton de tête avec des enveloppes dépassant les 600 millions de dollars chacune. Le grand perdant de cette redistribution des cartes reste le Nigeria ; autrefois locomotive incontestée, le géant ouest-africain a vu ses financements fondre de 17 % pour s'établir à 343 millions de dollars, son niveau le plus bas depuis sept ans. Ce basculement géographique profite également au Sénégal qui, grâce à la résilience de Wave, sécurise la cinquième place africaine.
Cependant, cette effervescence peine à franchir les frontières du bassin du Congo. En 2025, l'Afrique centrale demeure la zone grise de l'investissement technologique, captant une portion congrue de 0,1 % des montants globaux. Cette disparité régionale est le défi majeur de l'année 2026. Alors que les secteurs de la fintech et de l'énergie durable saturent les marchés anglophones, le potentiel inexploité de l'Afrique francophone centrale attend encore sa révolution réglementaire. Pour les fonds de capital-risque, la leçon de 2025 est que l'argent circule à nouveau, mais il exige désormais des structures capables de conjuguer impact social immédiat et rentabilité opérationnelle dans un environnement macroéconomique assaini.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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