Fiscalité immobilière : Les riches paieront davantage!
Dernière mise à jours il y'a 2 heuresDès cet exercice 2026, l'administration fiscale abandonne le taux proportionnel unique de 0,1 % qui s'appliquait indistinctement à l'ensemble des contribuables. La Loi de finances, à travers son article C 53, introduit désormais une progressivité assumée, ciblant prioritairement les détenteurs de grands ensembles immobiliers.
Cette réforme, entrée en vigueur en ce mois de janvier, vise à corriger une disparité historique où les résidences modestes supportaient une pression fiscale relative identique à celle des complexes de luxe. Pour le Trésor public, cette nouvelle grille constitue un levier de mobilisation des ressources intérieures, avec une prévision de recettes supplémentaires évaluée à un milliard de FCFA dès la première année.
La nouvelle architecture fiscale repose sur trois paliers distincts déterminés par la valeur cadastrale du patrimoine global. Les propriétaires dont les actifs immobiliers n'excèdent pas 500 millions de FCFA conservent le taux plancher de 0,1 %. En revanche, la taxation grimpe à 0,2 % pour la tranche comprise entre 500 millions et un milliard de FCFA, pour culminer à 0,3 % pour tout patrimoine franchissant le cap du milliard de FCFA. À titre d'exemple, un investisseur possédant un parc immobilier évalué à 1,2 milliard de FCFA verra son imposition bondir de 1,2 million à 2,1 millions de FCFA. Cette hausse significative témoigne d'une volonté de l'État de taxer davantage la richesse accumulée dans la pierre, secteur jugé particulièrement dynamique malgré les fluctuations économiques.
Au-delà de l'enjeu budgétaire, cette réforme s'accompagne d'un durcissement des mécanismes de contrôle. La Direction Générale des Impôts (DGI) mise désormais sur le croisement systématique des données foncières avec les déclarations de revenus des particuliers. L'objectif est de débusquer les sous-évaluations chroniques et de garantir une déclaration exhaustive des biens. Par ailleurs, la Loi de finances 2026 renchérit de 10 à 30 % la valeur des terrains déchus du domaine privé de l'État pour non-mise en valeur, pénalisant ainsi la rétention spéculative. Pour les gros contributeurs, la transparence devient une nécessité impérieuse, tandis que l'État s'assure un flux de revenus pérennes pour financer le service de la dette et les projets d'investissement public inscrits dans le budget de 8 816,4 milliards de FCFA.
Ndjomo Carlos
Floyd Miles
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