Relance économique : La RCA mise sur les PPP
Dernière mise à jours il y'a 2 heuresL’économie centrafricaine s’extrait des sentiers de l’incertitude pour emprunter la voie de la structuration. Le bilan dressé par le président Faustin-Archange Touadéra résonne comme une promesse de renouveau : la Charte des investissements, véritable colonne vertébrale de l’attractivité nationale, a permis de capter un volume cumulé de 327 milliards de FCFA auprès de 82 investisseurs de premier plan.
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Ce flux de capitaux, loin d'être un épiphénomène, s'accompagne d'une dynamique de formalisation sans précédent avec la naissance de 18 407 entreprises. Pour Bangui, l’enjeu ne réside plus seulement dans la séduction des bailleurs, mais dans la capacité à cristalliser ces engagements à travers des partenariats public-privé (PPP) audacieux, capables d'irriguer les secteurs de l’agro-industrie et de l’énergie, tout en créant les 33 000 emplois attendus par une jeunesse en quête de stabilité.
La mutation industrielle du pays prend désormais corps dans les territoires. Le choix de Boali comme zone économique spéciale (ZES) pilote illustre cette volonté de décentraliser la croissance. Sur l'axe Mbaïki, à Bimon, l'opérationnalisation d'une unité de production d'huile de palme d'une capacité de 600 litres par jour témoigne de la vitalité de l'agro-industrie, fer de lance de la diversification. Parallèlement, le gouvernement s'attelle à corriger les asymétries de son tissu économique. Si la formalisation des très petites entreprises dirigées par des femmes a progressé pour atteindre 15 % à la fin de l'année 2025, la vulgarisation de la Charte demeure un chantier prioritaire. L’adoption récente du Code du commerce révisé et la finalisation imminente des textes d’application de la loi sur les PPP visent précisément à offrir un cadre de sécurité juridique total pour que l'investissement étranger ne reste pas une enclave, mais devienne un moteur pour les PME locales.
Le dernier verrou à faire sauter reste celui du financement. En 2026, l'accès au crédit demeure le talon d'achille du secteur privé centrafricain, avec seulement 22 % des PME bénéficiant d'un accompagnement bancaire formel. Pour briser ce plafond de verre, les autorités misent sur le lancement effectif du Fonds de garantie nationale, doté d'un capital de 17,7 millions de dollars (environ 10 milliards de FCFA). Ce levier, couplé à l'introduction de préférences locales dans le code des marchés publics, doit permettre aux entrepreneurs nationaux de ne plus être de simples spectateurs de la mise en œuvre de la ZLECAF. En orchestrant cette synergie entre capitaux internationaux et résilience locale, la RCA ambitionne de transformer son potentiel géologique et agricole en une prospérité durable, portée par une croissance de 3 % dont les dividendes commencent enfin à être quantifiables.
BCN
Floyd Miles
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