Transition énergétique en Afrique : L'UE lance l'initiative Global Gateway
Dernière mise à jours il y'a 3 moisL'Union européenne (UE) vient d'acter un engagement financier de 1,16 milliard d’euros destiné à accélérer la transition énergétique de l'Afrique. Annoncés en deux temps, fin septembre et début octobre 2025, ces fonds s’inscrivent dans le cadre de l’initiative Global Gateway et visent à positionner l'UE comme un partenaire central dans le développement des énergies propres sur le continent.
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L'objectif de ce vaste programme est double : augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique africain pour atteindre 50 gigawatts (GW) de nouvelles capacités installées, et surtout, garantir l’accès à l’électricité à 100 millions de personnes supplémentaires. Les annonces se sont concrétisées sous la forme de deux enveloppes distinctes. La première, d'un montant de 545 millions d’euros, a été rendue publique fin septembre 2025. Elle est dédiée en grande partie (66 %) à la construction et à la modernisation des lignes de transmission électrique en Côte d’Ivoire. Ce programme vise à améliorer l’accès dans les zones rurales et à consolider les interconnexions entre les États d’Afrique de l’Ouest.
Le second engagement, révélé le 9 octobre 2025 à Bruxelles, en marge du Global Gateway Forum co-présidé par Ursula von der Leyen et le président sud-africain Cyril Ramaphosa, atteint 618 millions d’euros. Il cible huit pays, avec des allocations allant de 20 millions d’euros pour le Nigéria à 199 millions d’euros pour le Togo (notamment pour un projet d'énergie renouvelable et de stockage à Kpalimé). La République démocratique du Congo (RDC) figure parmi les bénéficiaires, avec une enveloppe de 90,14 millions d’euros affectée, entre autres, à l’électrification de la région de Kisangani. Un montant qui s'inscrit dans un soutien plus large de l'UE pour l'énergie, le transport et la biodiversité dans le pays. Ces financements sont d'autant plus bienvenus que les dépenses annuelles des ménages congolais pour l'achat de charbon de bois de cuisson étaient estimées à 4 milliards de dollars en 2024, soulignant l'urgence de solutions énergétiques moins coûteuses et plus saines.
Au total, l'initiative touche au moins 16 pays africains ainsi que la zone de la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale). Ces financements répondent à une nécessité criante. Selon des statistiques récentes de la Banque africaine de développement (BAD), environ 600 millions de personnes en Afrique, soit 40 % de la population, sont toujours privées d’accès à l’électricité. Pourtant, le continent détient près de 60 % des meilleures ressources solaires au monde. Malgré ce potentiel, l’Afrique n’attire qu’environ 3 à 4 % des investissements mondiaux dans les énergies renouvelables. Le mix énergétique africain demeure dominé par les énergies fossiles (principalement les hydrocarbures et le charbon) qui représentent environ 186 GW de capacité installée. Si le solaire et les nouvelles technologies vertes représentent un objectif combiné prometteur, avec près de 148 GW de nouveaux projets annoncés, leur concrétisation dépend de la mobilisation de financements élevés. La coopération avec l’Union européenne, structurée autour du Global Gateway, cherche précisément à combler ce manque, en faisant levier sur l'expertise et la capacité d'investissement pour accélérer cette transition essentielle. Comme l’a souligné la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen : « L’Afrique dispose de tout ce qu’il faut pour devenir un leader mondial de l’énergie propre une vision, des talents et d’abondantes ressources naturelles. Avec ce paquet de l’Équipe Europe, nous nous associons à nos partenaires africains pour alimenter un avenir énergétique propre et durable pour le continent. »
Ndjomo Carlos
Floyd Miles
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