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Agriculture : Le Cameroun se positionne sur le marché du biologique

Dernière mise à jours il y'a 2 mois

Le Cameroun est en passe de structurer sa filière de production biologique afin de capter une part du marché mondial.

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Un projet de loi régissant cette production, destiné à la consommation humaine et animale, a été déposé au Parlement le 10 novembre. L'objectif principal est de professionnaliser un secteur largement informel et d'assurer une visibilité accrue des produits nationaux sur la scène internationale.

Le gouvernement justifie cette initiative par l'évolution du marché global. Citant des instituts de recherche spécialisés (comme le FiBL et l'IFOAM), les autorités soulignent que la valeur du marché des produits biologiques a atteint environ 136 milliards d'euros ces dernières décennies, connaissant une croissance exponentielle. Cette donnée confirme que l'agriculture biologique représente une niche commerciale prometteuse pour le pays.


Le texte législatif apporte une définition claire et globale de ce mode de production. Il s'agit d'un système englobant les productions végétales, animales, aquacoles, apicoles et forestières, fondé sur des pratiques respectueuses des équilibres naturels. Ces méthodes impliquent une limitation stricte des intrants chimiques de synthèse et l'exclusion des organismes génétiquement modifiés (OGM). Parmi les cultures visées, on retrouve des produits déjà largement cultivés de manière traditionnelle au Cameroun tels que  le cacao, le café, les fruits et légumes, le miel, le poivre, et des produits comme la cire d'abeille et le beurre de karité.

Au-delà de l'ambition de compétitivité à l'export, la nouvelle réglementation vise à générer des bénéfices d'adaptation climatique pour l'agriculture nationale. 

En encadrant les pratiques vers des systèmes plus résilients et écologiques, le Cameroun espère limiter l'impact des dérèglements sur ses productions agropastorales. Un rapport récent de l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC) a chiffré les pertes agricoles liées aux variations climatiques entre 1980 et 2022 à 6 710 milliards FCFA, ce qui représente plus de 24 % du Produit Intérieur Brut (PIB). La structuration de la filière biologique est donc également une mesure de résilience économique face aux défis environnementaux.

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bernardo carlos ndjomo
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