ZLECAF : un accord sur les procédures douanières en gestation.
Dernière mise à jours il y'a 3 ansLa Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) entrera dans une nouvelle phase de sa mise en œuvre. En effet, une stratégie d'harmonisation des procédures douanières sur le continent est en cours d'élaboration. L'annonce a été faite le 13 juin par le Secrétaire général de la Zlecaf, Wamkele Mene, lors de la session plénière d'ouverture de la conférence Blooberg New Economy Gateway Africa à Marrakech, au Maroc.
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Entrée en vigueur en 2021, la Zlecaf vise à éliminer progressivement les droits de douanes sur 90 % des marchandises. Avec un taux d’échange intra-régional inférieur à 18 % contre 50 % en Asie et 70 % en Europe, l’Afrique, grâce à la Zlecaf, deviendra la deuxième plus grande zone de libre-échange au monde. Ceci grâce à un marché avec un potentiel de 1,3 milliard de consommateurs, un produit intérieur brut estimé à 3000 milliards de dollars, pour 1,2 milliard de consommateurs.
Rappelons que les travaux sur la création d’une union douanière harmonisée entre la CEMAC et la CEEAC pour consolider le libre-échange sous régional en Afrique centrale et tirer parti des avantages de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), avaient été tenus à Yaoundé le 15 janvier 2020.
En effet, «la feuille de route de l’Union africaine prévoyait la création de zones de libre-échange dans toutes les sous-régions du continent à l’horizon 2014. Celle de la CEEAC a été créée le 27 janvier 2004 mais, force est de constater qu’elle n’est toujours pas opérationnelle pour de nombreuses raisons », notamment celle du défi de rationalisation des politiques, programmes et instruments divergents en matière de commerce et d’intégration entre la CEMAC et la CEEAC.
Dans le cas de la zone CEMAC, il a été noté que les accords de libre-échange et de douane sont passablement avancés par rapport au regroupement plus large de la CEEAC (auquel appartiennent également les six États membres de la CEMAC). Des politiques, programmes et instruments intra-CEMAC rationalisés expliquent en partie pourquoi la zone a collectivement enregistré un excédent de la balance commerciale de 3,4 milliards de francs CFA en 2018, une nette amélioration par rapport aux années précédentes, selon Mme Juliette Engoue qui représentait la Commission de la CEMAC à l’atelier de Douala.
Par ailleurs, dans un rapport publié en 2020, la Banque mondiale estimait à 450 milliards de dollars (+7%) l’augmentation du revenu réel de l’Afrique en 2035 avec 40 millions de personnes qui sortiraient de l’extrême pauvreté grâce à la première phase. Quatre mois après l’opérationnalisation de la première phase, l’institution de Bretton Woods dans une nouvelle étude démontre que le continent pourrait atteindre jusqu’à 571 milliards de dollars de revenus supplémentaires dans 12 ans, ce qui créerait plus d’emplois et augmenterait la croissance économique.
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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