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Inflation : Évolution et perspectives 2025

Dernière mise à jours il y'a 11 mois

Selon un rapport publié par l'Institut National de la Statistique sur le suivi de l'inflation ai Cameroun, en 2024, avec un taux d’inflation de 4,5%, l’économie nationale continue de faire face à des pressions inflationnistes persistantes, bien que leur intensité ait diminué.

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Cette tendance s’explique principalement par une hausse de 5,6% des prix des produits alimentaires et une augmentation de 12,3% des coûts de transport, fortement impactés par la hausse des prix des carburants. Il est important de noter que, malgré un recul par rapport à 2023, où l’inflation atteignait 7,4%, le taux demeure au-dessus du seuil de 3% fixé par la CEMAC. Sur la période 2022-2024, l’inflation cumulée s’élève ainsi à 19,3%, un niveau nettement supérieur aux 17,5% enregistrés sur les neuf années de la période 2013-2021, illustrant l’ampleur du choc inflationniste sur le pouvoir d’achat des ménages. Les disparités régionales demeurent marquées, oscillant entre 3,0% à Garoua et 7,0% à Maroua. Les écarts relevés résultent de facteurs structurels et conjoncturels, notamment les coûts de transport, la disponibilité des biens de consommation et la dépendance aux importations, qui influencent différemment les prix selon les régions. Par ailleurs, plusieurs facteurs continuent d’alimenter les pressions inflationnistes. La hausse du coût des intrants agricoles et des engrais a directement impacté le prix des denrées alimentaires. De même, l’augmentation des coûts du carburant et des transports a affecté l’ensemble des secteurs économiques. En outre, les perturbations sur les marchés internationaux, conjuguées aux effets du changement climatique sur la production agricole, constituent des risques supplémentaires qui ont contribué à entretenir l’inflation. Pour 2025, la maîtrise de l’inflation restera un enjeu de politique publique central au regard de l’objectif du Gouvernement de ramener le taux à 4% ; objectif qui pourrait être compromis par la persistance des tensions inflationnistes, notamment en raison des ajustements fiscaux prévus dans la loi de finances de l’État au titre de l’exercice budgétaire 2025 et d’un éventuel réajustement à la hausse des prix de l’énergie (carburants, énergie électrique et eau).



Willy César Eloundou, source INS

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