Fonds Bleu pour le Bassin du Congo : La BDEAC affine sa stratégie de mobilisation financière
Dernière mise à jours il y'a 2 moisLe Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (FBB), un mécanisme essentiel pour financer le développement durable des pays de l’Afrique Centrale, est au cœur d’une offensive de mobilisation financière. La Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC), en sa qualité d’agent financier désigné du Fonds, a organisé ce vendredi à Belém, en marge de la COP30, une pré-table ronde cruciale avec la Commission Climat du Bassin du Congo.
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L'initiative de la BDEAC à Belém vise à préparer la prochaine rencontre formelle des bailleurs de fonds. Cette réunion technique est conçue pour affiner la stratégie de mobilisation autour du Fonds Bleu, dont l’ambition affichée est de lever jusqu’à 10 milliards de dollars USD. Ces ressources sont destinées à soutenir des projets d’économie bleue, de décarbonation et de développement durable dans les pays riverains. Le Bassin du Congo, reconnu comme le deuxième poumon écologique mondial après l’Amazonie, requiert des investissements massifs pour la protection de ses écosystèmes hydriques et forestiers.
Selon la BDEAC, cette pré-table ronde a permis de présenter et de prioriser les initiatives les plus impactantes. Le Fonds Bleu ambitionne de financer des projets structurants dans des domaines clés l’énergie propre et les infrastructures vertes, la gestion durable des forêts et l’agroforesterie, la protection communautaire des écosystèmes fragiles ; la BDEAC, pilier de la structuration financière
Désignée en 2024 comme gestionnaire des ressources du Fonds Bleu, la BDEAC joue désormais un rôle déterminant dans la concrétisation de cette vision. La Banque mène depuis plusieurs mois des consultations régionales pour mettre en place les mécanismes de financement et d’absorption des fonds. Cette structuration est capitale, car la réussite du Fonds Bleu dépend non seulement de la capacité à lever des fonds, mais aussi de l'efficacité à les déployer dans la sous-région, dont les besoins d'investissement vert sont estimés à plusieurs milliards de dollars par an.
En se positionnant en amont de la COP30, la BDEAC envoie un message fort : l’Afrique Centrale est prête à valoriser son immense capital naturel comme un levier de croissance verte pour la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC), à condition que la solidarité internationale se matérialise par des financements à grande échelle.
Bernardo
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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