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Transformation énergétique : Le solaire fournit désormais plus de 10 % d'électricité dans 13 pays africains

Dernière mise à jours il y'a 10 heures

Le rapport « Africa Solar Outlook 2026 » de l'Association africaine de l'industrie solaire (AFSIA) révèle une mutation spectaculaire : 13 nations africaines s'extraient de la dépendance aux énergies fossiles en tirant plus du dixième de leur courant du photovoltaïque.

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De la République centrafricaine, leader surprise avec 37,7 % de son mix électrique d'origine solaire, au Tchad (36,7 %) et à la Somalie (32,4 %), une "ceinture de lumière" se dessine. Bien que l'Afrique ne capte encore que 2,6 % des capacités mondiales, l'accélération des installations en 2025 prouve que le continent, qui détient 60 % des ressources solaires de la planète, commence enfin à convertir son ensoleillement en kilowattheures sonnants et trébuchants.

Cette révolution silencieuse est portée par une réalité statistique longtemps occultée. Si les relevés officiels plafonnent à 23,4 GW de capacité totale, les données croisées avec le think tank Ember suggèrent une réalité bien plus vaste. En analysant les exportations chinoises  qui contrôlent 90 % du marché  les experts estiment la capacité réelle installée à 63,9 GW, soit près de trois fois les chiffres jusqu'ici admis. Cette « ruée vers le solaire » est dopée par l'effondrement des coûts du stockage. En 2026, l'association de panneaux solaires et de batteries (BESS) permet de fournir une électricité stable 24h/24 à environ 76 dollars le MWh. Ce tarif, désormais plus compétitif que le thermique importé, transforme le solaire en une option pragmatique pour les sites industriels et les mini-réseaux, loin des clichés de la simple solution d'appoint.

Pourtant, malgré ces avancées, le paradoxe africain persiste. Si 23 pays produisent désormais au moins 5 % de leur électricité via le soleil, le rythme des nouvelles installations a connu un fléchissement de 35 % en 2025 par rapport à l'année précédente. Ce ralentissement conjoncturel souligne l'urgence de lever les verrous financiers : le coût du capital reste trois à sept fois plus élevé en Afrique qu'en Europe ou en Asie. Pour que le solaire ne reste pas l'apanage de quelques champions, la généralisation des solutions de stockage et l'ouverture des réseaux nationaux aux producteurs privés sont les chantiers prioritaires de 2026. L'objectif est de transformer ce succès d'estime en une norme industrielle capable d'éclairer les 600 millions d'Africains encore privés de courant.


Ndjomo Carlos

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