Tchad : Le gouvernement engage des fonds pour redresser 2 banques à capitaux publics
Dernière mise à jours il y'a 3 moisLe gouvernement vient d'annoncer une injection de 100 milliards de FCFA (environ 152,5 millions d'euros) destinée à deux institutions bancaires publiques : la Banque Commerciale du Tchad (BCC) et la Commercial Bank Tchad (CBT).
Lire aussi : Organisation Mondiale des Douanes : Le Cameroun distingué!
Cette opération de grande ampleur a pour objectif principal de redresser leur santé financière avant de procéder à leur ouverture de capital au secteur privé. L'initiative s'inscrit dans le cadre plus large des réformes économiques négociées avec les partenaires financiers internationaux, tels que le Fonds Monétaire International (FMI). Depuis plusieurs années, la situation de ces banques était une source de préoccupation majeure en raison de leur sous-capitalisation et de l'accumulation de créances douteuses.
La décision de doter la BCC et la CBT de fonds propres suffisants est l'aboutissement d'un long processus d'évaluation et de planification. Des accords de reconversion de dette signés antérieurement avec l'État, portant sur des montants non négligeables (estimés à 76 milliards de FCFA pour l'une d'entre elles), avaient déjà permis de réduire une partie de leur passif. L'injection actuelle de 100 milliards de FCFA vise à achever la normalisation de leur situation patrimoniale. L'enjeu ultime de cette opération est de les rendre conformes aux normes réglementaires de la COBAC (Commission Bancaire de l'Afrique Centrale) et surtout de les rendre attractives aux yeux d'investisseurs privés stratégiques. Le gouvernement tchadien a clairement affiché sa volonté de se désengager du capital de ces entités afin d'assurer une gestion plus rigoureuse et orientée vers la performance.
L'assainissement de la BCC et de la CBT précède également les discussions autour de la privatisation d'autres banques publiques de moindre taille, telles que la Banque de l'Habitat du Tchad (BHT) et la Banque Agricole du Chari (BAC). Cette volonté de réforme approfondie du secteur bancaire national témoigne de l'engagement des autorités à moderniser l'environnement des affaires et à libérer des ressources publiques pour des investissements dans d'autres secteurs sociaux prioritaires. La réussite de cette stratégie de privatisation est perçue comme un élément clé pour améliorer la résilience de l'économie tchadienne, souvent fragilisée par les chocs externes et les défis de gouvernance.
Ndjomo Carlos
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Articles similaires
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.