Loi de finances rectificative: les prévisions des recettes pétrolières
Dernière mise à jours il y'a 2 ansEn 2024, le Cameroun s’attend à mobiliser 801,6 milliards de FCFA, selon les données de la loi de finances rectificative pour l’exercice 2024.
Par rapport aux prévisions de 809, 5 milliards de FCFA contenues dans la loi de finance initiale promulguée le 19 décembre 2023, ce chiffre est en baisse de 7,9 milliards de FCFA. Si l'on s'en tient au rapport sur l’économie camerounaise en 2023 du ministère de l’Economie, 877 milliards de FCFA de recettes pétrolières ont été collectées l’an dernier. Sous ce rapport, les recettes pétrolières mobilisées devraient chuter de 75,4 milliards de FCFA en glissement annuel.
Ces projections se confortent dans la mesure où, l'indice composite des cours des produits de base exportés par les Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) révèle une chute de 4,9% des prix du pétrole et du gaz au cours du premier trimestre 2024. En effet, les prix du pétrole ont baissé de 1,8% passant de 82,1 dollars/baril au 4e trimestre 2023 à 80,6 dollars /baril au 1er trimestre 2024. De l’autre côté, les prix du gaz sont passés de 9,64 $/Million British Thermal Units (mmbtu) à 8,24$/Mmbtu le trimestre suivant, soit une baisse de 14,5%. Pour combler la baisse annoncée sur le volet pétrolier, l’Etat camerounais a notamment prévu une hausse des recettes fiscales. Celles-ci s'établiraient à 4 203 milliards de FCFA soit 34,9 milliards de FCFA de plus que les 4 168 milliards de FCFA de la loi de finances initiale. De même, les recettes fiscales sont revues à 331 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative contre 315,5 milliards au départ soit un ajustement de 14,5 milliards de FCFA.
Pour mémoire, le taux de croissance du PIB devrait atteindre 4,2 % en 2023 et 4,5 % en 2024 grâce à l’amélioration progressive de la conjoncture internationale, l’augmentation de la production nationale de gaz et des cours mondiaux des produits de base. L’inflation devrait baisser progressivement et atteindre 5,9 % en 2023 et 3,3 % en 2024 grâce à la poursuite du resserrement de la politique monétaire par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Le solde budgétaire pourrait s’établir à –0,8 % et –0,6 % du PIB en 2023 et 2024, avec un solde du compte courant de –2,9 % en 2023 et –3,1 % en 2024. Les perspectives toujours favorables sont susceptibles d’être affectées par les effets des tensions géopolitiques, notamment l’invasion de l’Ukraine par la Russie1. En effet, la persistance de ce conflit et les risques et vulnérabilités qu’il génère renforcent les incertitudes pesant sur le bon fonctionnement des chaînes d’approvisionnement de produits, notamment énergétiques.
Floyd Miles
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