Janvier 2025 : une saison noire et sèche
Dernière mise à jours il y'a 1 ansAu grand désarroi des populations, le Ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston ELOUNDOU ESSOMBA a commis un communiqué de presse le 14 janvier dernier expliquant les raisons des délestages dans le pays en ce début d’année 2025 et pourtant le manque d’eau potable dans les ménages dicte également sa loi.
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Il a fait savoir que, le Réseau Interconnecté Sud connaît actuellement des perturbations dans la fourniture en énergie électrique. Ces perturbations sont en partie dues à une baisse de production de l’ordre de 70 mégawatts dans les centrales hydroélectriques de Songloulou et d’Edéa. En cause, le faible remplissage des barrages réservoirs pendant la saison des pluies de 2024 qui ont entraîné un déficit hydrologique de plus de 2 milliards de mètres cubes, comparé à l’année 2023. Par ailleurs, le débit interannuel communément observé pendant la période d’étiage, qui contribue à renflouer le volume d’eau dans les barrages, affiche une baisse inédite de 50%.
Pour ce qui est de la centrale hydroélectrique de Memve’ele située sur le fleuve Ntem qui ne dispose pas encore d’un barrage de retenue en amont, la production est passée de 200 mégawatts en novembre à 35 mégawatts actuellement, du fait d’un étiage particulièrement sévère. Cette situation hydrologique défavorable découle des changements climatiques dont le monde entier est victime. L’arrêt de production des centrales thermiques de Kribi et Dibamba depuis septembre 2024 aggrave ce déficit. Face à cette situation, le Gouvernement, en collaboration avec les acteurs du secteur, a pris les mesures suivantes pour atténuer ces perturbations et garantir un retour à la normale dans les meilleurs délais : l’optimisation des centrales de production existantes, en sollicitant la mise à disposition de leurs pleines capacités ; le renforcement de l’approvisionnement en combustible des centrales thermiques du Réseau Interconnecté Sud ; la mise à contribution des industries, via le réaménagement de leur plage de consommation et leur effacement pendant les périodes de forte demande.
Tout loin de la sortie de l’auberge, les robinets répondent bien au régime à sec. Les vannes des installations du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga (PAEPYS) ont officiellement été ouvertes ce 20 août 2024 par le ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba. Ce qui raisonnait pourtant comme la fin des coupures d’eau à répétition.
Ce projet ambitieux, fruit d’un investissement majeur, devrait répondre à un besoin crucial de la population. « Le problème de ruptures d’alimentation en eau dans beaucoup de quartiers était dû au fait que pendant que la demande tournait autour de 260 000 m3 par jour, la production atteignait à peine 180 000 m3 par jour. Un déficit structurel chronique de 80 000 m3 par jour ». Tout n’est pas loin d’être un simple slogan ou un discours digne d’une campagne politique. Toutes fois les populations sont sans voie d’issu et ne savent plus à quels saints se vouer.
ADO
Floyd Miles
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