Fiscalité sur les boissons sucrées et alcoolisées : L’OMS lance la côte d'alerte
Dernière mise à jours il y'a 7 heuresLe verdict de Genève sonne comme un avertissement pour les budgets nationaux. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) brise le silence sur l'inefficacité des politiques fiscales actuelles face à l'avancée des maladies non transmissibles. Alors que le continent africain affronte simultanément une sécheresse critique au Kenya et des foyers infectieux de typhoïde en RDC, l’agence onusienne dénonce une anomalie persistante : le prix dérisoire des produits nocifs.
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Selon les experts de l'organisation, l'accessibilité croissante des boissons sucrées et de l'alcool constitue un carburant pour l'obésité et le diabète, dont les courbes de prévalence menacent de saturer des systèmes de santé déjà sous haute tension. Pour l'OMS, la fiscalité ne doit plus être une simple variable d'ajustement budgétaire, mais un instrument chirurgical de protection des populations.
Les chiffres révèlent une complaisance systémique à l'échelle mondiale. Si 116 pays ont officiellement instauré une taxe sur les boissons sucrées, une multitude de produits ultra-transformés à forte teneur en glucose passent encore entre les mailles du filet législatif. Plus préoccupant encore, la fiscalité sur l'alcool n'a pas été indexée sur l'inflation dans la majorité des juridictions, rendant les spiritueux et la bière paradoxalement plus abordables malgré la crise économique. La médiane mondiale des droits d'accise, qui stagne à 14 % pour la bière et 22,5 % pour les spiritueux, est jugée largement insuffisante pour induire un changement de comportement chez les consommateurs, alors que le coût social des violences et des cancers liés à ces substances explose.
Cette recommandation de durcissement fiscal place les capitales africaines devant un dilemme de souveraineté. En Afrique du Sud, où des moyens colossaux sont mobilisés pour contenir la fièvre aphteuse et sauvegarder les filières agricoles, la question du renchérissement du sucre est d'autant plus sensible qu'elle touche à des secteurs productifs majeurs. Pourtant, l'OMS est formelle : sans une taxation agressive capable de briser la dynamique de l'offre bon marché, les gains économiques à court terme seront balayés par le coût faramineux de la prise en charge des maladies cardiovasculaires.
BCN
Floyd Miles
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