Économie numérique : Le programme « Start-up 237 : 100 projets made in Cameroun » affiche un bilan satisfaisant
Dernière mise à jours il y'a 4 moisSoutenue par la France à travers le Fonds Équipe France (FEF) et mise en œuvre par l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF), cette initiative a mobilisé 655 millions de FCFA de capital d'amorçage dans 100 jeunes entreprises.
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Ces chiffres, dévoilés le 24 septembre 2025 à Douala, soulignent l'efficacité du programme dans la conversion des idées en valeur économique tangible. Lancé en octobre 2023 avec une enveloppe totale de 1,3 milliard de FCFA, le projet s'achèvera en novembre, ayant déjà atteint son objectif de financement de cent start-up réparties sur l'ensemble du territoire national. L'investissement de 655 millions de FCFA s’est matérialisé par un appui matériel et financier équivalent à 10 000 euros par entreprise. Ce choix de financement, s'apparentant à un capital d’amorçage ciblé, est notable pour son efficacité dans la phase de proof-of-concept et d'accélération initiale des jeunes pousses.
Contrairement aux financements de masse, le modèle a privilégié l'injection d'une somme déterminante pour l'acquisition d'outils de production et d'équipements numériques, évitant la dilution des capitaux propres des fondateurs. Cet apport financier a été assorti d’un suivi de proximité et d’un mentorat rigoureux, assurant que l'investissement se traduise immédiatement par une hausse de la productivité et le renforcement des systèmes de gestion et de sécurité.
Ce modèle a permis d'observer des rendements rapides dans des secteurs allant de l’agroalimentaire à la Fintech, démontrant l’impact direct d’un soutien calibré. Katika (Fintech) a transformé les fonds en outils de connexion et de sécurité, lui permettant de lancer une solution de transfert d’argent qui gère déjà plus de 120 millions de FCFA de volume transactionnel. Acquaki (Aquaculture) a pu acquérir des équipements cruciaux, accroissant sa production de 30 %, soit 30 tonnes de poissons par mois, et stabilisant l'emploi d'une vingtaine de personnes.
De même, la biscuiterie Pedros a modernisé son outil de production avec fours et pétrins, améliorant la qualité de ses produits à base de farines locales. Ces cas d'école confirment que l'injection de capital, lorsqu'elle est associée à un encadrement adapté, agit comme un levier majeur pour transformer les entreprises en phase de création et de croissance initiale. Ces résultats, qui contribuent directement à la création de valeur et d’emplois pour les jeunes et les femmes, ont été salués par les bailleurs. Pour Jean-Charles Ledot, consul de France à Douala, les résultats concrets confirment que « l’investissement a été nécessaire ». Le Pr Alain Kiyindou, directeur régional de l’AUF, a quant à lui exprimé son souhait que, grâce à ce « coup de pouce », ces start-up parviennent à devenir des « géants dans leurs domaines et participer au développement économique du Cameroun ».
En finançant 100 start-up issues aussi bien des incubateurs universitaires que du secteur privé, le programme Start-up 237 s'affirme comme un levier majeur de l’employabilité jeune et féminine, essentiel pour l'accélération de l'écosystème d'innovation camerounais.
BERNARDO CARLOS NDJOMO
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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