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CONGO : Vers la modernisation de l’industrie pétrolière

Dernière mise à jours il y'a 5 mois

Face à un secteur pétrolier confronté au vieillissement de ses infrastructures et à une production en déclin, la République du Congo a choisi une voie inhabituelle pour le relancer. Plutôt que de s'appuyer uniquement sur les majeures pétrolières traditionnelles, elle s'engage dans un partenariat avec un investisseur privé, signalant une nouvelle approche pour moderniser cette industrie vitale pour l'économie nationale.

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L'actualité a été marquée par la signature d'un partenariat entre la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) et le prince belge Laurent de Belgique, à travers sa société G&S Africa SPRL. L'accord porte sur l'exploration et l'exploitation d'un bloc pétrolier qui pourrait aider à inverser la tendance actuelle de déclin de la production. Le montant de l'investissement n'a pas été explicitement divulgué dans les informations de recherche, mais ce type de partenariat vise à injecter les capitaux nécessaires pour les opérations de forage et la mise en production de nouveaux puits.


L'initiative du Congo est une réponse aux défis majeurs de son secteur pétrolier. Bien qu'il soit le premier producteur de pétrole de la zone CEMAC, avec une production estimée à environ 270 000 barils par jour en août 2025, le pays est confronté au déclin de ses champs existants et à des infrastructures vieillissantes. La production a en effet connu une baisse ces dernières années, malgré les efforts de relance. Eni, TotalEnergies et Wing Wah ont récemment annoncé vouloir augmenter la production dans les trois prochaines années. Le pari avec cet investisseur non traditionnel s'inscrit dans la volonté de diversifier les sources de financement et d'accélérer l'augmentation de la production pour atteindre l'objectif de doubler la production.


La relance de la production pétrolière est cruciale pour l'économie du Congo, où le secteur représente environ 35 % du PIB et 75 % des exportations. L'accord avec le prince belge, en tant qu'investisseur privé, montre la flexibilité du gouvernement congolais pour attirer des capitaux en dehors des circuits traditionnels. Cependant, il est important de noter que de tels partenariats peuvent aussi susciter des questions sur la transparence et la gouvernance du secteur, des thèmes qui ont souvent été évoqués dans l'industrie pétrolière en Afrique centrale. La réussite de ce projet dépendra de sa capacité à générer des revenus pour l'État, tout en garantissant un cadre durable et équitable pour toutes les parties.


Bernardo Carlos NDJOMO 

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