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Commerce extérieur : Les dépenses d'importation augmentent de 4,7 % au T1 2025

Dernière mise à jours il y'a 3 mois

Selon le récent rapport sur le commerce extérieur de l’Institut National de la Statistique (INS), la facture globale des importations s'est établie à 1 150 milliards de FCFA. Ce montant représente une hausse de 4,7 % (soit 51,3 milliards de FCFA) par rapport à la même période en 2024.

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Cette augmentation, bien que modérée, intervient dans un contexte de forte performance des exportations, qui ont bondi de 35,3 % pour atteindre 1 118 milliards de FCFA. Le dynamisme des recettes à l’exportation, principalement tiré par l'envolée des prix du cacao brut sur le marché international, a eu pour effet de réduire le déficit commercial du pays de 88 %, le ramenant à seulement 32,7 milliards de FCFA.

Malgré cette amélioration globale de la balance commerciale, la structure des importations montre une dépendance persistante du pays à l'égard de produits stratégiques. Les importations de biens essentiels, notamment les produits alimentaires et les équipements industriels, continuent de peser sur les dépenses en devises. Au cours de ce trimestre, les céréales ont représenté une part importante des dépenses, totalisant 128 milliards de FCFA. Parmi elles les importations de riz ont atteint 81 milliards de FCFA, marquant une hausse de 42,9 % et confirmant le riz comme un produit d'importation critique. Celles de blé se sont élevées à 43 milliards de FCFA. Toutefois, les dépenses liées aux hydrocarbures ont légèrement fléchi, contribuant à une contraction de 22,9 % des dépenses d'importation dans ce segment. Cela s'explique notamment par une baisse en volume et en valeur du gaz butane importé.

L’analyse de l’INS révèle que, hors hydrocarbures, les importations ont en réalité progressé de 12 % en valeur et de 6,2 % en volume. Cette tendance met en évidence une double dynamique celle de l’industrialisation et celle de la consommation. Le besoin en équipements et en biens intermédiaires pour l'industrie nationale continue de croître, un signe encourageant pour les ambitions de transformation locale du Cameroun également, la demande en biens de consommation et en produits alimentaires importés reste forte, signalant un défi majeur pour la politique d'import-substitution. L'augmentation de la facture d'importation souligne que, si la conjoncture favorable du cacao a masqué le déséquilibre commercial, la performance repose sur un équilibre encore fragile. La dépendance aux importations de produits de première nécessité et d'intrants critiques maintient une pression sur les réserves de change.


Ndjomo Carlos

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