Agriculture : Le Tchad se tourne vers le Cameroun
Dernière mise à jours il y'a 5 moisLe Tchad, dont l'économie repose encore majoritairement sur les revenus pétroliers, cherche à diversifier ses sources de croissance. Dans cette optique, les autorités tchadiennes ont lancé une initiative pour attirer les investisseurs camerounais vers leur secteur agricole.
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Cette démarche, qui vise à mobiliser des capitaux au sein de la sous-région, pose un jalon pour une coopération économique plus forte, tout en ouvrant des perspectives de développement mutuel. Le Tchad, qui fait face à un déficit de financement pour son développement, voit dans l'agriculture la solution pour réduire sa dépendance aux hydrocarbures.
Précisons que l'économie tchadienne est encore fortement dépendante du pétrole, qui représente plus de 70 % des recettes d'exportation du pays et contribue à plus de 40 % de son PIB. Les fluctuations des prix sur le marché mondial ont un impact direct sur les revenus de l'État. Le Tchad souhaite donc accélérer le développement d'autres secteurs productifs.
Le potentiel agricole du Tchad est immense. Le pays dispose d'une superficie de terres arables estimée à environ 39 millions d'hectares, dont seulement 1,5 million d'hectares sont actuellement cultivés. Les opportunités d'investissement dans des cultures comme le coton, le riz, le sésame et les céréales sont significatives. Le développement de ces filières pourrait augmenter considérablement les rendements et créer de la valeur ajoutée grâce à l'agro-industrie.
Le choix du Cameroun comme partenaire s'explique par sa position économique dans la sous-région et son accès à des capitaux privés.
Pour attirer les investisseurs, le Tchad propose un éventail d'incitations, notamment des concessions foncières, des allégements fiscaux et des garanties sur les investissements. Ces mesures ont pour but de réduire les risques et de rendre l'environnement des affaires plus attrayant pour les capitaux camerounais. Pour les investisseurs camerounais, cette coopération représente une opportunité de croissance. Ils pourraient profiter des vastes terres agricoles du Tchad et de sa main-d'œuvre pour y développer des projets d'envergure. Cela pourrait également aider à sécuriser les approvisionnements alimentaires de la sous-région.
Les principaux défis concernent la logistique et la sécurité. Le transport des produits agricoles du Tchad vers les ports camerounais nécessite des infrastructures routières adaptées. La sécurité dans certaines zones du Tchad reste aussi une préoccupation pour les investisseurs. Cette initiative est en phase avec les objectifs de la CEMAC, qui cherche à renforcer l'intégration régionale et la libre circulation des biens et des capitaux.
BERNARDO CARLOS NDJOMO
Floyd Miles
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