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SOSUCAM: L’amertume du sucre !

Dernière mise à jours il y'a 11 mois

La Société Sucrière du Cameroun connait depuis le 04 Février 2025 des tensions sociales ayant conduit à un mort et plusieurs blessés. Ces violences sont nées des revendications de certains employés

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La Société sucrière du Cameroun,  entreprise agro-industrielle sucrière créée depuis 1964 dont le principal actionnaire est le groupe  Français SOMDIAA ayant 74% des parts, le reste à l' État du Cameroun, a connu ces dernières heures des tensions d'une violence inqualifiable,  causant  de nombreux blessés et un mort du côté des forces de l'ordre selon certaines sources locales . Les émeutes sont la conséquence d'un ras le bol des travailleurs locaux suite aux frasques managériales qui ont détérioré les conditions de travail. En effet, les grévistes exigent de leur employeur, la normalisation des conditions  de travail afin d’enrayer de nombre retards de paiement des salaires et autres griefs relevés par les grévistes.  Sauf qu’aucun gréviste rencontré ne donnera le nombre de mois de salaire impayés.


 Ceux-ci parlent plus de retard de paiement. Cela a occasionné 08 jours de grèves au sein des usines jusqu'au début des émeutes. Mais l’employeur a préféré ignorer ces griefs légitimes des travailleurs qui n’ont trouvé d'autres alternatives que d’user de la violence pour se faire entendre : Champs brûlés à Nkoteng et à Mbandjock, bureaux et écoles vandalisés ainsi que d’autres édifices. C’est alors que la Police va intervenir pour restaurer l’ordre mais les grévistes devenus émeutiers mêlés à des jeunes délinquants ont fini par ôter la vie à un policier dans l’exercice de ses fonctions et fait  plusieurs blessés. 


Cette situation traduit, une habitude devenue banale par bon nombre de Camerounais ayant recours à la violence depuis l’avènement de la crise des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. La défiance à l’autorité de l'État est justifiée par beaucoup comme étant normale lorsqu' on se sent abusé ou frustré. Pour ce cas, si les dirigeants de la Sosucam majoritairement français , fort de ce qu'ils seront protégés par les forces de l' Ordre n' ont rien à cirer des revendications des travailleurs pour la plupart des camerounais, il faut cependant dire qu' une certaine catégorie de Camerounais utilise les effets de la crise dite anglophone comme un outil de chantage et de pression contre  l' État de droit détenteur de la force légitime. 

 La grève est encadrée par la loi mais pas la violence. Ce policier qui est mort est le fruit de l’irresponsabilité et du  manque de sérieux du top management de SOSUCAM d'une part et d’un comportement de défiance à l’Autorité de l’État. Il devient donc Urgent que l’État use de toute sa fermeté contre cette horde qui menace la quiétude des populations dans ces deux villes. Éternelle reconnaissance au policier tombé dans l’exercice de ses fonctions.


Donald OMOLOBINA

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