Réseau routier : La Côte d'Ivoire vise 15 000 kilomètres de voies bitumées à l'horizon 2030
Dernière mise à jours il y'a 6 heuresLe gouvernement ivoirien place le désenclavement territorial au cœur de sa trajectoire de croissance à long terme. Dans le cadre de la planification macroéconomique du nouveau Plan national de développement (PND) 2026-2030, le pays engage une enveloppe financière globale de 175 milliards d'euros, soit approximativement 203,3 milliards de dollars.
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Ce programme d'envergure dédie ses orientations budgétaires prioritaires à la modernisation des infrastructures lourdes, avec pour objectif d'élever le pays au rang d’économie à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. L’effort public se concentre massivement sur l'extension du réseau routier national, planifiant de porter le linéaire de voies asphaltées à 15 000 kilomètres d’ici la fin de la décennie, contre 8 500 kilomètres recensés au cours de l'exercice 2024.
Cette politique d'aménagement intègre une double composante urbaine et interurbaine destinée à fluidifier les couloirs d'échanges avec les pays de l’hinterland. À Abidjan, les opérations se focalisent sur la construction de la première ligne de métro, la mise en service des bus rapides sur les axes Yopougon - Bingerville et l’aménagement de 5 gares routières internationales. À l’échelle nationale, le réseau autoroutier connaîtra une extension de 75 %, progressant de 400 kilomètres à 700 kilomètres grâce au lancement de l’autoroute de l’Ouest reliant Yamoussoukro à Daloa. Ce maillage est complété par des chantiers ferroviaires d’interconnexion régionale, incluant le projet d'une ligne à grande vitesse vers Ferkessédougou, la réhabilitation de l'axe Abidjan-Ouagadougou et la création d'une voie ferrée neuve connectant le port de San Pedro à la frontière malienne.
L’ingénierie financière de ce vaste programme repose sur une stratégie de co-investissement fortement dépendante des capitaux extérieurs au budget de l'État. Le schéma de financement validé par les autorités mise sur une contribution du secteur privé à hauteur de 70 % du coût total des projets, principalement à travers des mécanismes de partenariats public-privé. La viabilité finale de cette programmation demeure toutefois corrélée à la capacité d'Abidjan à lever ces fonds dans un contexte de resserrement du crédit international et de hausse des taux d'intérêt. Les équipes techniques devront également surmonter les contraintes liées aux expropriations foncières, sécuriser l'entretien des ouvrages face au changement climatique et garantir la rentabilité commerciale de ces corridors de transport face à la concurrence des autres places portuaires ouest-africaines.
Bernardo
Floyd Miles
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