France-Cameroun : Un nouvel accord de Coopération pour la transformation des PME
Dernière mise à jours il y'a 6 heuresLe renouvellement des méthodes de gestion publique s'oriente vers la numérisation et la refonte des structures d'accueil des créateurs de richesses. Le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III, a reçu en audience l'Ambassadeur de France au Cameroun, S. E. M. Sylvain Riquier, pour acter une nouvelle orientation de la coopération bilatérale.
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Faisant suite aux orientations du récent Sommet France-Afrique de Nairobi, les discussions ont validé un abandon de l'approche d'assistance au profit d'un modèle de co-construction industrielle. Le pivot de la réforme s'attaque en priorité aux lourdeurs bureaucratiques en planifiant la restructuration intégrale des Centres de formalités de création des entreprises (CFCE) et la fondation d'un observatoire national dédié au suivi-évaluation des performances du secteur privé.
L'axe technologique de la feuille de route ministérielle table sur l'émergence d'un réseau franco-camerounais d'incubateurs et d'accélérateurs de croissance. Le programme d'action intègre un volet de mise à niveau numérique destiné à former les dirigeants de structures locales à l'intelligence artificielle, au commerce électronique et aux impératifs de la cybersécurité. Pour briser l'isolement commercial des exploitants camerounais, la diplomatie économique planifie l'organisation biennale d'un Forum Cameroun-France des petites et moyennes entreprises, doublé de missions d'affaires bilatérales. Le dispositif vise à lier les banques, les collectivités territoriales et les grands donneurs d'ordres pour stimuler les accords de sous-traitance et la création de co-entreprises.
L'analyse comparative des structures de production met en relief le poids macroéconomique du modèle d'outre-mer que Yaoundé ambitionne de transposer. En France, le tissu des entreprises de moins de 250 salariés forme le cœur de l'activité de proximité, générant 23 % de la valeur ajoutée globale et employant 4,5 millions de travailleurs pour un plafond de bilan fixé à 43 millions d’euros. Le compartiment de l’économie sociale et solidaire (ESS) y représente à lui seul 10 % du produit intérieur brut et regroupe 2,4 millions de salariés, soit jusqu'à 15 % de l'emploi dans certaines régions. L'assimilation de ces indicateurs de performance doit guider l'administration camerounaise dans la construction de mécanismes d'accompagnement plus robustes et mieux dotés en lignes de crédit.
Ndjomo Carlos
Floyd Miles
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