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Rachat de Chococam par Minkama : BGFIBank, arrangeur de la transaction

Dernière mise à jours il y'a 2 mois

La Chocolaterie Confiserie Camerounaise (Chococam) change de mains. La cession des 74,69 % de parts détenues par le géant sud-africain Tiger Brands au profit du fonds d’investissement Minkama Capital est financée par un prêt syndiqué massif de 46,68 milliards de FCFA, dont l’arrangement a été piloté par BGFIBank SA.

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Le montant considérable de 46,68 milliards de FCFA représente la dette d’acquisition structurée pour permettre à Minkama Capital de prendre le contrôle du fleuron local, réputé pour ses marques emblématiques telles que Mambo et Bonbon Kola. Ce fonds d’investissement, spécialisé dans les biens de consommation en Afrique, s’est associé à BGFIBank, un groupe bancaire régional, pour concrétiser cette transaction. L’implication d’un arrangeur bancaire basé en Afrique centrale souligne la capacité des institutions financières régionales à accompagner des opérations de rachat à fort enjeu.

Si les conditions précises de l'accord de vente et d'achat (SPA) restent confidentielles, cette opération est un tournant stratégique. D’une part, elle permet à Tiger Brands de poursuivre son plan de recentrage sur ses activités sud-africaines et les segments à plus haute rentabilité, s'inscrivant dans une stratégie de désinvestissement entamée depuis plusieurs années. D'autre part, elle ouvre une nouvelle ère pour Chococam, désormais sous le contrôle d'un investisseur dont l'expertise est spécifiquement axée sur la croissance des marques de consommation en Afrique.

Cette vente intervient dans un contexte délicat pour Tiger Brands, qui est engagé depuis près de trois ans dans un différend financier persistant avec l’homme d’affaires Baba Ahmadou Danpullo. Ce contentieux avait notamment conduit à la saisie conservatoire des comptes bancaires du groupe sud-africain au Cameroun, ajoutant une pression sur son retrait du marché. La finalisation de la cession, actuellement soumise à l’approbation des autorités réglementaires compétentes, est donc attendue avec attention.


L'arrivée d’un investisseur panafricain comme Minkama Capital, soutenu par un acteur bancaire régional, pourrait potentiellement sécuriser l’avenir industriel de Chococam et lui donner les moyens de moderniser ses marques. Le succès à long terme de cette opération dépendra néanmoins de plusieurs facteurs cruciaux : le coût et les conditions de remboursement de la lourde dette syndiquée, la capacité à gérer l’instabilité des prix des matières premières comme le cacao et le sucre, et la nécessité de préserver la forte fidélité des consommateurs dans un environnement de plus en plus concurrentiel et inflationniste.


BCN

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bernardo carlos ndjomo
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