Marché boursier : Les Obligations BDEAC et Alios dynamisent la BVMAC
Dernière mise à jours il y'a 6 moisLa Bourse des Valeurs Mobilières de l'Afrique Centrale (Bvmac) a récemment enregistré un regain de vitalité notable sur son marché obligataire.
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Des échanges totalisant plus de 847 millions de F CFA ont été transigés sur les titres de la Banque de Développement des États de l'Afrique Centrale (BDEAC) et de la société Alios. Cette activité intense, sur une période récente (souvent hebdomadaire, comme le montrent les bulletins de cote), est un signal fort de la liquidité croissante du marché secondaire et de la confiance des investisseurs dans les instruments de dette de la sous-région.
La Bvmac, basée à Douala, est l'unique bourse des valeurs de la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC), regroupant le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Équatoriale, la République Centrafricaine et le Tchad. Son rôle est crucial dans le financement des économies de la région. Si le marché actions de la Bvmac, avec une capitalisation boursière d'environ 600 milliards de F CFA et 6 entreprises cotées, reste relativement modeste, le marché obligataire montre un dynamisme prometteur. L'encours total des titres de dette cotés sur la BVMAC s'élevait à environ 1 491 milliards de F CFA en juillet 2025, répartis sur près de 30 lignes obligataires (obligations d'État et d'entreprises). Les émissions obligataires ont représenté une part croissante du financement des projets publics et privés. En mars 2025, le marché obligataire de la CEMAC atteignait déjà 8 450 milliards de F CFA, témoignant d'une expansion significative.
Les volumes d'échanges observés proviennent principalement des titres de deux acteurs majeurs à savoir la BDEAC, institution financière de développement de la CEMAC, qui est un émetteur régulier sur le marché obligataire régional. Ses émissions visent à financer des projets d'infrastructures et de développement dans les pays membres. Par exemple, l'émission multi-tranches de la BDEAC en 2024 visait à mobiliser 50 milliards de F CFA, finalement sursouscrits à 54,7 milliards de F CFA, avec des taux allant de 4,70% à 6,20% NET pour des maturités de 3 à 7 ans. La confiance des investisseurs dans la BDEAC est élevée, étant perçue comme un émetteur sûr, soutenue par les États de la sous-région.
Alios Finance Cameroun, une société de leasing, est également un acteur notable. Elle a lancé une émission obligataire de 10 milliards de F CFA en 2023, avec des titres à 3 ans rémunérés à 6% et des titres à 5 ans à 6,5%. Précédemment, Alios avait déjà émis des obligations avec un coupon de 5,40% pour une maturité en 2025. La transaction sur ses titres, aux côtés de ceux de la BDEAC, démontre que la liquidité n'est pas uniquement concentrée sur les émetteurs institutionnels, mais s'étend aussi aux entreprises privées jugées solides.
Les 847 millions de F CFA échangés en un laps de temps relativement court (ces chiffres sont généralement relevés sur des périodes hebdomadaires ou mensuelles) sont significatifs pour un marché obligataire régional comme la Bvmac. À titre de comparaison, les volumes de transactions sur l'ensemble du marché obligataire de la Bvmac ont atteint 17,49 milliards de F CFA en 2024, contre 12,4 milliards de F CFA en 2023, soit une augmentation de +41%. Cela indique une forte demande de la part des investisseurs (banques, compagnies d'assurance, fonds de pension, et investisseurs privés) pour ces titres.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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