Lutte anticorruption : La CONAC accroît ses performances
Dernière mise à jours il y'a 5 moisLe dernier rapport de la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC), publié pour l'année 2024, met en évidence une baisse considérable du préjudice financier causé à l'Etat par ce fléau.
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Passant de 114 milliards de FCFA en 2023 à 4 061 806 711 FCFA, ce chiffre est un indicateur de la vigilance accrue des institutions camerounaises. Cette performance est le résultat des actions combinées de plusieurs entités. Les enquêtes de la CONAC ont révélé un préjudice de 1 448 735 311 FCFA, tandis que les décisions du Tribunal Criminel Spécial (TCS) et du Conseil de Discipline Budgétaire et Financière (CDBF) ont respectivement établi des préjudices de 857 685 705 FCFA et 1 755 385 695 FCFA.
Les efforts de répression et de recouvrement des avoirs se renforcent, démontrant une volonté de ne pas laisser les actes de corruption impunis. On note une augmentation du nombre d'administrations qui ont appliqué des sanctions, passant de 24 en 2023 à 31 en 2024. Ces mesures ont conduit à la sanction de 298 agents publics, la mise en débet de 14 agents pour un montant de 34 615 839 FCFA, et l'exclusion de 216 entreprises des marchés publics.
Sur le front du recouvrement, les résultats sont également palpables. La Société de Recouvrement des Créances (SRC) a récupéré la somme de 5 293 068 849 FCFA, complétée par les 334 275 262 FCFA récupérés par le Tribunal Criminel Spécial.
Ces actions combinées ont permis de recouvrer un total de 8 496 243 416 FCFA.
Malgré ces avancées, la CONAC souligne un manque de collaboration de certaines entités. Le rapport déplore l'absence de contributions de cinq ministères (Administration Territoriale, Communication, Eau et Énergie, Environnement et Transports), de l'Agence Nationale d'Investigation Financière (ANIF), ainsi que des principales institutions religieuses du pays.
Cette résistance contraste avec l'engagement de la société civile.
Le nombre de dénonciations citoyennes a bondi de 39,37 %, atteignant le nombre record de 10 520 dénonciations en 2024. Une part significative de ces signalements, 7 158, a été reçue via la ligne verte, tandis que 866 ont été envoyés via l'application WhatsApp.
Si la lutte contre la corruption au Cameroun montre des signes encourageants, la réussite à long terme dépendra de la capacité du gouvernement à mobiliser l'ensemble de ses institutions pour garantir une coopération totale.
BCN
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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