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Investissements directs internationaux en Afrique : un pic remarquable atteint

Dernière mise à jours il y'a 12 mois

En dépit d'une tendance mondiale à la baisse, le continent africain a observé une augmentation significative des flux d'investissements directs étrangers (IDE) au cours de l'année passée. Cette croissance est principalement attribuée à un projet touristique et urbain d'envergure en Égypte. Selon un rapport publié le 20 janvier par l'ONU Commerce et Développement, les IDE en Afrique ont connu une hausse impressionnante de 84 % en 2024, atteignant un montant record de 94 milliards de dollars.

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Cette dynamique positive des investissements en Afrique contraste avec la tendance générale observée à l'échelle mondiale, où de nombreux pays ont vu leurs flux d'IDE diminuer. L'essor des investissements sur le continent est donc en grande partie le résultat de l'impact d'un seul projet majeur, soulignant l'importance de tels développements pour attirer des capitaux étrangers. Ce phénomène met en lumière le potentiel d'investissement en Afrique, malgré les défis économiques globaux.

 Le rapport de l'ONU souligne également que cette augmentation des IDE pourrait avoir des répercussions significatives sur le développement économique de la région. En attirant des investissements substantiels, l'Afrique pourrait renforcer ses infrastructures, créer des emplois et stimuler la croissance économique. Il est essentiel que les pays africains continuent à promouvoir des projets attractifs pour maintenir cette tendance et diversifier leurs sources d'investissement.

Le rapport intitulé « Global Investment Trends Monitor » souligne que l'augmentation significative des investissements étrangers directs (IDE) est principalement attribuée à un projet d'envergure en Égypte. Ce projet concerne le développement de la péninsule de Ras El-Hekma, qui vise à transformer cette région en une destination touristique, un centre financier et une zone franche, le tout soutenu par une infrastructure de premier plan. Ce projet est soutenu par Abu Dhabi Developmental Holding Company,  fonds souverain de l'émirat d'Abu Dhabi.

En excluant ce méga-projet, le continent africain a tout de même enregistré une hausse de 23 % des flux d'IDE l'année dernière, bien que le montant total demeure modeste, s'élevant à 50 milliards de dollars. Ces résultats positifs ont été observés malgré les nombreux défis auxquels de nombreux pays africains ont été confrontés au cours de l'année écoulée, tels que l'augmentation des taux d'intérêt, un niveau élevé de la dette publique, ainsi que des conflits et des troubles politiques et sécuritaires.

À l'échelle mondiale, les flux d'IDE ont connu une augmentation de 11 %, atteignant environ 1400 milliards de dollars. Toutefois, si l'on exclut les flux passant par les économies intermédiaires européennes, souvent utilisées comme points de transit pour les investissements avant leur destination finale, ces flux ont en réalité diminué de 8 %. Cette dynamique met en lumière les complexités du paysage d'investissement mondial et les défis spécifiques rencontrés par les différentes régions.

Les économies avancées ont affiché des disparités marquées. En Amérique du Nord, les investissements directs étrangers (IDE) ont augmenté de 13%, principalement en raison d'une hausse de 80% des fusions et acquisitions aux États-Unis. En revanche, l'Europe a subi des baisses significatives, avec une chute de 45% des IDE par rapport à 2023, en excluant les économies intermédiaires.

 Dans les pays en développement, les IDE ont connu une diminution de 2% en 2024, ce qui représente la deuxième baisse consécutive. Cette tendance préoccupante met en péril les avancées réalisées vers l'atteinte des objectifs de développement durable (ODD), qui reposent largement sur le financement international. En effet, les investissements liés aux ODD ont reculé de 11% à l'échelle mondiale au cours de l'année passée, avec un nombre de projets dans les secteurs de l'agroalimentaire, des infrastructures, de l'eau et de l'assainissement inférieur à celui de 2015, année de l'adoption des objectifs.

 En Asie, qui est la principale région bénéficiaire des IDE parmi les pays en développement, les flux d'investissements entrants ont diminué de 7%. Parallèlement, la région d'Amérique latine et des Caraïbes a également enregistré une baisse de 9%. Ces tendances soulignent les défis croissants auxquels sont confrontées les économies en développement dans le contexte actuel.


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bernardo carlos ndjomo
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