Investissement: l’Afrique francophone, terre d'attractivité
Dernière mise à jours il y'a 1 ansDans le paysage économique mondial, l'Afrique francophone se distingue par sa capacité à attirer des investissements et à stimuler la croissance. Les pays de cette région, riches en ressources naturelles et en potentiel humain, s'affirment comme des destinations privilégiées pour les entreprises cherchant à s'implanter sur le continent africain.
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Dans son dernier rapport consacré au capital privé en Afrique francophone, l'Association africaine des capitaux privés (AVCA) révèle qu'entre 2012 et le premier semestre de 2024, la région a attiré des investissements s'élevant à 4,8 milliards de dollars, répartis sur 356 opérations de capital privé. Ce document met en lumière les facteurs propices à la croissance de l'écosystème d'investissement ainsi que les opportunités présentes sur le marché.
Bien que ces chiffres demeurent modestes en comparaison avec les acteurs anglophones majeurs du continent, la dynamique observée est néanmoins significative. En effet, depuis 2021, une année déjà remarquable, un palier a été franchi : une augmentation notable qui marque une rupture avec l'inertie des périodes antérieures. Les statistiques révèlent surtout que l'évolution de l'investissement privé dans les pays francophones se déroule en deux phases distinctes.
Cette analyse souligne l'importance croissante du capital privé en Afrique francophone, tout en mettant en exergue les défis à relever pour atteindre un niveau d'investissement comparable à celui des régions anglophones. Les acteurs du marché doivent donc s'engager à renforcer les infrastructures et à promouvoir un environnement favorable à l'investissement afin de capitaliser sur cette dynamique émergente.
L'Afrique francophone, qui était auparavant presque exclusivement tournée vers le Private Equity, avec 83 % des transactions réalisées entre 2012 et 2020, est en train de connaître l'émergence d'un nouvel acteur : le capital-risque. Entre 2021 et 2024, ce dernier connaît une croissance fulgurante, représentant désormais 60 % des transactions. Cette dynamique dépasse de manière significative celle observée dans le reste du continent africain.
Bien que le capital-risque ait progressé de manière continue à travers l'Afrique, son développement en Afrique francophone se distingue par son intensité remarquable. En effet, le volume des transactions a été multiplié par huit entre les périodes de 2012-2020 et 2021-2024, tandis que dans le reste du continent, ce volume n'a été que doublé. Cette différence souligne l'importance croissante du capital-risque dans cette région.
Avant 2016, le capital-risque était presque inexistant en Afrique francophone, mais la situation a radicalement changé. Aujourd'hui, ce secteur attire l'attention des grands fonds d'investissement, témoignant d'un intérêt croissant pour les opportunités qu'offre cette région. Cette transformation marque un tournant significatif dans le paysage financier africain, ouvrant la voie à de nouvelles perspectives de développement économique.
En même temps que l'essor du capital-risque, une autre approche d'investissement prend de l'ampleur : la dette privée. Apparue en Afrique francophone en 2018, cette forme de financement a su s'établir comme une solution pertinente pour les entreprises désireuses d'accéder à des ressources financières alternatives tout en préservant leur capital.
Entre 2022 et le premier semestre de 2024, ce secteur a connu un total de 21 transactions, représentant un montant cumulé de 211 millions de dollars. Cette dynamique témoigne de l'intérêt croissant des investisseurs pour la dette privée, qui offre des conditions souvent plus flexibles que celles des financements traditionnels.
La montée en puissance de la dette privée en Afrique francophone souligne une évolution significative dans le paysage financier, où les entreprises cherchent de plus en plus à diversifier leurs sources de financement. Cette tendance pourrait bien redéfinir les stratégies d'investissement et de financement sur le continent dans les années à venir.
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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