Port autonome de Douala : Les lenteurs administratives persistent
Dernière mise à jours il y'a 5 heuresL'efficacité de la plateforme portuaire de Douala-Bonabéri, poumon économique du Cameroun et de son hinterland, est à nouveau sous le feu des critiques. Une enquête rigoureuse menée en 2024 par l’Observatoire régional des pratiques anormales (OPA), dans le cadre du programme PAGIRN financé par l'Union Européenne, révèle des goulots d'étranglement persistants.
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Malgré les efforts de modernisation, les coûts des formalités peuvent culminer à 180 000 FCFA par unité de transport, lestés par des prélèvements illicites et une dématérialisation encore lacunaire. Pour les opérateurs économiques, le constat est sans appel : le passage portuaire reste une épreuve de patience et de trésorerie, avec une durée moyenne de sortie de huit jours.
Le rapport pointe du doigt le "contact physique" comme principal vecteur de corruption. Si des outils numériques tels que le CAMCIS ou le GUCE sont opérationnels, leur usage partiel force les commissionnaires agréés à maintenir des étapes présentielles pour l'obtention de documents critiques comme la Lettre de Voiture Internationale (LVI). Cette rupture de la chaîne numérique favorise des pratiques extra-légales décriées par près de 30 % des professionnels du secteur. Les délais jugés excessifs pour la pose de balises GPS ou le traitement SGS ne font qu'accentuer la perte de compétitivité de la place portuaire face à une concurrence régionale de plus en plus agressive.
Face à ces dysfonctionnements, les autorités misent sur un achèvement total du système d’informations portuaires d'ici septembre 2026. L'objectif est de circonscrire l'ensemble des données des armateurs et acconiers dans un module unique, éliminant ainsi toute interaction humaine suspecte. Parallèlement, l'opérationnalisation de la Brigade Mixte CEMAC et la création d'un Observatoire Régional des Transports (ORT) visent à sécuriser les corridors. Pour le reste de l'exercice 2026, la capacité du port de Douala à transformer ces recommandations en actes concrets déterminera si la plateforme peut redevenir un modèle de fluidité pour l'intégration physique de l'Afrique centrale.
Ndjomo Carlos
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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