Intelligence artificielle : Les start-up africaines ont levé près de 670 milliards de FCFA entre 2019 et 2025
Dernière mise à jours il y'a 4 moisL'Afrique s'affirme comme un pôle d'innovation technologique, en particulier dans le domaine de l'intelligence artificielle. Un rapport de Heirs Technologies présente ces chiffre qui mettent en relief l'intérêt croissant des investisseurs pour les solutions technologiques développées sur le continent.
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Ces levées de fonds ont été massivement concentrées dans les quatre principaux écosystèmes technologiques du continent, surnommés les « Big Four ». L'Afrique du Sud, le Nigeria, le Kenya et l'Égypte ont capté plus de 86 % des fonds levés, soit 1,08 milliard de dollars. (Afrique du Sud : 495,52 millions de dollars ; Nigeria : 226,1 millions de dol ; Kenya : 197,12 millions de dollars ; Égypte : 161,10 millions de dollars)
Ces quatre pays bénéficient de politiques nationales favorables, d’infrastructures cloud relativement solides et de réseaux d'investisseurs plus développés. Les start-up actives dans l'IA couvrent des domaines essentiels tels que la santé, la logistique, la finance, l’agriculture et l'énergie. Le marché africain de l’IA, estimé à 4,5 milliards de dollars en 2025, représente encore une faible part (1,85 %) du marché mondial, mais son potentiel de croissance est immense.
La vague d'innovation est soutenue par la capacité des start-up africaines à développer des solutions pertinentes pour des problèmes locaux. Des entreprises comme InstaDeep (Tunisie), Xolani Health (Nigeria), NeedEnergy (Zimbabwe) et Plentify (Afrique du Sud) illustrent cette dynamique, avec des solutions allant des diagnostics prédictifs aux systèmes énergétiques intelligents.
L’exemple le plus marquant est celui d’InstaDeep. Fondée en 2014 par les Tunisiens Karim Beguir et Zohra Slim, cette pépite s’est fait connaître en développant un système de détection des variants du coronavirus avant d’être rachetée par l'allemand BioNTech en janvier 2023 pour plus de 550 millions de dollars. Cette transaction met en évidence la capacité de l'Afrique à créer des solutions d'IA de premier plan. Ces investissements sont soutenus par un mélange d'acteurs internationaux (Google VC, Norrsken, Techstars) et de fonds africains ou axés sur l'Afrique (Launch Africa, Future Africa, AfricInvest).
Si le volume de financement est encourageant, plusieurs défis majeurs persistent. Les lacunes en matière d’infrastructures, la fuite des cerveaux et la difficulté de retenir les talents sont des obstacles qui doivent être surmontés. Cependant, la croissance du secteur est appelée à s’accélérer. Plus de 20 pays africains ont déjà adopté des stratégies nationales de développement de l’IA et l'utilisation de petits modèles linguistiques permet des déploiements économes en ressources dans des secteurs fondamentaux comme l'agriculture, la santé et l'éducation, ouvrant ainsi la voie à un avenir prometteur.
BERNARDO CARLOS NDJOMO
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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