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Extension des Zones industrielles : La MAGZI projette 9 000 hectares à l'horizon 2035

Dernière mise à jours il y'a 33 minutes

À la faveur d'un séminaire technique organisé en concertation avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), la Mission d’Aménagement et de Gestion des Zones Industrielles (MAGZI) a dévoilé une feuille de route axée sur l'élargissement de son offre foncière.

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L'entreprise publique ambitionne de viabiliser 9 101 hectares de parcelles industrielles supplémentaires à l'horizon 2035. La planification vise à doter le pays d'espaces logistiques modernes à l'heure où l'implémentation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) impose un accroissement de la productivité locale.

Le patrimoine actuel de l'établissement, fort de 1 293 hectares aménagés répartis sur onze sites nationaux, affiche un niveau de saturation qui limite l'implantation de nouvelles unités. Les infrastructures opérationnelles actuelles regroupent 405 entreprises pour un volume d'emplois directs supérieur à 20 000 postes. En termes d'impact macroéconomique, la contribution de l'entité reste substantielle : la production des firmes résidentes s'est élevée à 4 622,15 milliards de Francs CFA, représentant 3,14 % de la richesse productive nationale, pour une valeur ajoutée globale estimée à 1 383,2 milliards de Francs CFA. L'extension projetée marque une volonté de décentralisation industrielle en ciblant des pôles d'avenir comme Yassa, Dibombari, Edéa ou encore le bassin minier de Minim-Martap.

La nouvelle cartographie consacre la suprématie de la cité portuaire de Kribi, qui capte à elle seule 5 000 hectares, soit plus de la moitié des superficies programmées. Limbé complète le pôle littoral avec 1 000 hectares d'assiette foncière projetée. Le principal goulet d'étranglement de la réforme demeure néanmoins le modèle de financement, l'organisme n'ayant mobilisé que 20 milliards de Francs CFA au cours de ses cinquante années d'existence. Pour contourner la contrainte budgétaire, le top management préconise l'institution d'un Fonds national de développement dédié, alimenté par des dotations douanières et des mécanismes multilatéraux, tandis qu'une enquête de conjoncture menée auprès de 200 structures industrielles servira à calibrer les investissements prioritaires.


Asaba

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bernardo carlos ndjomo
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