Entrepreneuriat: 800 jeunes réfugiés et déplacés internes seront formés par le CNJC
Dernière mise à jours il y'a 2 ansLe Conseil National de la Jeunesse du Cameroun (CNJC) vient de lancer un appel à candidatures pour le recrutement de 800 jeunes hommes et femmes appartenant aux communautés de réfugiés, de déplacés internes et des communautés d’accueil.
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Ce recrutement, qui se fait dans le cadre du Programme national de l’éducation civique à travers le réarmement moral, civique et entrepreneurial (Pronec-Reamorce), mis en place par le ministère de la Jeunesse et de l’Education civique, a pour but d’accroître la participation des jeunes femmes et hommes des communautés affectées par les crises au Cameroun à la consolidation de la paix par le renforcement de l’éducation civique et citoyenne et des capacités entrepreneuriales.
Le projet vise à « contribuer à la construction des relations paisibles entre les membres des mêmes communautés d’une part, et d’autre part entre les membres des communautés hôtes, les personnes déplacées internes et les réfugiés dans un environnement où les politiques adressent mieux les questions de jeunesse », explique-t-on au CNJC.
La « crise anglophone » dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun entraine avec elle plusieurs incidences territoriales, notamment le déplacement des populations de ces régions vers le Littoral, le Centre et l’Ouest-Cameroun en quête de paix, de stabilité et d’intégration socio-professionnelle. Depuis 2017, l’on note une nette augmentation des populations d’expression anglaise recherchant refuge dans les quartiers de la commune de Dschang. Plusieurs groupes de déplacés sont identifiés : les élèves en quête de scolarisation, les non-scolarisés en quête d’insertion socio-professionnelle, les mères d’enfants et quelques professionnels en quête d’abri et de réintégration.
Sur près de 800 déplacés d’expression anglaise recensés, 66% de déplacés sont de la gente féminine (femmes et jeunes filles) et 34% de déplacés sont des hommes et jeunes garçons. Les couches les plus vulnérables sont les jeunes de 15 à 35 ans, les enfants et les mamans ; les hommes étant retenus dans les zones de conflit pour être embarqués dans le conflit armé, les travaux forcés ou champêtres. Au cœur de cette cible, il y a les jeunes filles désœuvrées et sans espoir qui se livrent à la prostitution dans leur ville d’accueil et à toute sorte d’activité dépravante, rendant le taux d’avortement élevé.
Ainsi, la prostitution est devenue le métier numéro 1 de ces populations déplacées et désœuvrées, en dehors de celui de moto-taxi ou du commerce de vivres frais. Une fois ces populations en terre d’accueil, elles font face à plusieurs défis, précise le rapport d’étude : le logement (27%), les moyens financiers (25%), l’alimentation (24%), la langue (13%), l’environnement (climat-relief) (8%), autres [maladies, scolarisation des enfants] (3%). D’où la question de l’autonomisation des déplacés, notamment l’insertion socio-économique des jeunes filles et l’autonomisation des mamans pour l’acceptation du vivre-ensemble, l’acceptation de la langue française comme langue d’intégration pour leurs enfants qui ne peuvent pas aller à l’école sans leur autorisation. Une descente sur le terrain dans certains établissements scolaires de la ville de Dschang montre une saturation des sections anglophones, suite à cet exode. Par ailleurs, les quelques hommes qui ont pu échapper au conflit et qui ont la possibilité de réinvestir dans des secteurs d’activité, ont besoin d’être éduqués et accompagnés dans l’exercice de leurs droits fondamentaux, notamment le droit de travailler ou d’entreprendre.
Floyd Miles
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