Actu Eco » Politiques Publiques

Énergie : Le projet Bini à Warak passe à une production de 95 MW

Dernière mise à jours il y'a 5 heures

Initialement calibré pour injecter 75 mégawatts d'origine exclusivement hydraulique, le projet d'aménagement de Bini à Warak intègre désormais un modèle hybride de génération électrique.

Lire aussi : Accès durable à l'eau potable : Camwater et le HCR s'unissent pour améliorer les conditions des réfugiés et des communautés hôtes

La restructuration technique augmente la capacité globale de l'infrastructure à 95 mégawatts, articulée autour d'un bloc hydroélectrique de 55 mégawatts et d'une composante d'énergie solaire photovoltaïque de 40 mégawatts. Le redimensionnement du futur complexe vise à pallier l'insuffisance chronique de l'offre énergétique au sein du Réseau interconnecté Nord (RIN), un espace territorial pénalisé par l'étroitesse de la production du barrage de Lagdo malgré l'apport des centrales thermiques et solaires de Maroua et Guider.

L'actualisation des paramètres d'ingénierie fait suite au transfert des droits d'exploitation à Savannah Energy en 2023, la multinationale britannique ayant succédé à la firme chinoise Sinohydro Corporation Limited dont le chantier initial, attribué en 2013, s'était enlisé pour des motifs d'ordre financier. Pour mobiliser les ressources nécessaires à l'exécution des travaux, le nouvel opérateur déploie un schéma de financement basé sur la cession programmée de 50 % de ses actifs à de futurs partenaires institutionnels. En marge des négociations de table ronde avec les bailleurs de fonds, l'apurement du passif social a enregistré une avancée notable entre le 26 et le 29 juin 2026. Une dotation financière globale de 985 millions de Francs CFA a été distribuée aux populations de 19 villages de l’arrondissement de Ngan-Ha, mettant fin à une attente d'une décennie consécutive aux recensements fonciers initiaux.

La viabilité finale du complexe de Bini à Warak repose sur la capacité de la nouvelle formule de partenariat public-privé à sécuriser les investissements directs étrangers requis pour les infrastructures de transport de courant. L’hybridation technologique permet de lisser la courbe de production journalière en compensant les baisses saisonnières de débit du fleuve par l'ensoleillement maximal des zones septentrionales. L'intégration de la puissance additionnelle au réseau d'interconnexion demeure indispensable pour sécuriser l'alimentation des unités de transformation de l’Adamaoua, du Nord et de l'Extrême-Nord, réduisant ainsi la dépendance des entreprises vis-à-vis des sources d'auto-génération thermique particulièrement onéreuses.


Nlend Flore

bernardo2
bernardo carlos ndjomo
8 0

Commentaire(s) du post

Nous sommes ravis que vous souhaitiez laisser un commentaire sur notre site. Pour nous aider à maintenir un environnement respectueux et constructif, nous vous invitons à fournir votre nom, prénom et adresse e-mail. Cela permettra également de créer une communauté engagée et authentique. Nous apprécions votre contribution et nous avons hâte de lire votre commentaire. Merci d'avance!

Africa First Club

Inscrivez vous à notre Newsletter

© Africa First Club. All Rights Reserved. Design by Brice eyebe