Économie verte : Des projections de 84,5 millions d'emplois en Afrique d'ici 2050
Dernière mise à jours il y'a 41 minutesLes filières de la décarbonation constituent un gisement d'embauches projeté dans une fourchette allant de 65,9 millions à 84,5 millions d'emplois à l'horizon 2050.
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L'évaluation prospective publiée le 15 juin 2026 par l'agence britannique FSD Africa, en partenariat avec le cabinet Shortlist et la Fondation Shell, met en relief une accélération intermédiaire à court terme susceptible de matérialiser entre 3,8 et 7,9 millions de postes d'ici l'année 2030. L'écart de 4,1 millions d'opportunités identifié sur le segment à court terme dépend de l'adoption de politiques ciblées axées sur la cuisson propre, l'encadrement de la mobilité électrique et les normes d'économie circulaire.
La physionomie du marché de l’emploi vert africain se singularise par une forte décentralisation des activités de services, limitant les risques d'automatisation grâce aux besoins en logistique du dernier kilomètre et en maintenance technique de proximité. L’analyse sectorielle positionne l’ingénierie de la cuisson propre comme le premier vecteur d'insertion avec une projection maximale de 26,3 millions de postes en 2050 (et 2,5 millions en 2030), devant le recyclage des déchets qui affiche un potentiel de 14,7 millions d'unités. Les kits solaires résidentiels et les véhicules électriques à deux ou trois roues complètent les prévisions avec des contributions respectives de 14,4 millions et 10,1 millions de postes. L'intégration de la main-d'œuvre s'opère majoritairement au sein des réseaux informels et des très petites entreprises, un écosystème de services censé capter 62 % des emplois globaux en 2050 contre 56 % en 2030.
Le déploiement territorial de la transition expose de profondes disparités régionales et des contraintes structurelles majeures liées aux compétences disponibles. L’Afrique de l’Est et l’Afrique australe s'approprient 58 % des opportunités de travail projetées, bien que regroupant seulement 40 % de la démographie subsaharienne, reléguant l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à une part globale de 42 %. Le processus de maturation industrielle devrait néanmoins favoriser un recul du taux d’informalité des métiers verts, qui glisserait de la zone des 85 à 92 % en 2030 vers un palier situé entre 55 et 75 % en 2050. La viabilité du modèle requiert une refonte immédiate des programmes d’enseignement technique pour combler les déficits en gestion de l'Internet des objets (IoT), l'optimisation des batteries de stockage et la comptabilité carbone.
Asaba
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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