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Commerce intra-africain : Une progression de 5,47 %

Dernière mise à jours il y'a 4 heures

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) comptabilise une hausse des transactions commerciales transfrontalières, dont la valeur globale est passée de 202,7 milliards de dollars en 2024 à 213,8 milliards de dollars au terme de l'exercice 2025.

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L'accélération des échanges reflète l'application progressive des règles d'origine et des démantèlements tarifaires prévus par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Le bilan analytique met toutefois en lumière de profonds déséquilibres géographiques, marqués par la marginalisation continue de la sous-région Afrique centrale, qui n'absorbe qu'un reliquat de 5 % de l'enveloppe globale, loin derrière l'Afrique australe qui centralise 40 % du fret continental.

L'asymétrie commerciale observée témoigne du retard accumulé par les économies de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) dans l'intégration des filières manufacturières industrielles. L'institution de financement évalue le manque à gagner lié aux exportations non concrétisées à 2,4 milliards de dollars pour la seule zone centrale. Les pôles de croissance de l'Afrique de l'Est et de l'Ouest captent l'essentiel des flux restants, portés par des infrastructures logistiques plus denses et un accès élargi aux financements du commerce extérieur. Le déficit chronique d'unités de transformation locale des matières premières et l'étroitesse des réseaux énergétiques transfrontaliers limitent la création de chaînes de valeur interconnectées capables de résister aux chocs exogènes.

Le renforcement des réserves de change africaines, en progression de 7 % pour atteindre 505,5 milliards de dollars, offre une bouffée d'oxygène macroéconomique dans un environnement international perturbé par l'ajustement des quotas de l'OPEC+. La contraction de 7 % des indices de prix des produits de base répertoriés par la Banque mondiale a fortement érodé les recettes d'exportation des pays rentiers du pétrole et des minerais bruts. Face à la décélération de la demande mondiale, Afreximbank préconise une accélération des investissements dans le transport multimodal et la mise en place de plateformes de compensation financière en monnaies locales. Le déploiement de mécanismes de financement contracycliques apparaît indispensable pour substituer aux importations de biens de consommation une offre manufacturée purement africaine.


Asaba

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bernardo carlos ndjomo
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