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CIRCB: LES CHIFFRES CLES DE 2024

Dernière mise à jours il y'a 11 mois

Le Centre International de Référence Chantal Biya pour la recherche sur la prévention et la prise en charge du VIH/SIDA a axé l’exercice 2024, sur une feuille de route objective et performante. La rédaction de Alpha Eco présente en exclusivité le bilan chiffré, les activités et les prouesses, malgré le contexte parfois difficile, de cet acteur majeur du système de santé sur le plan national et international, dont l'objectif général est l'amélioration des connaissances et de la qualité de soins destinés aux personnes infectées par le VIH / SIDA.

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Par rapport au cadre logique du budget programme 2024 du Minsanté, les activités du CIRCB se déclinent en 4 sous programmes: prévention du VIH et du SIDA; amélioration de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH et le SIDA; analyses d'impacts et enseignements spécifiques sur le VIH et le SIDA; gouvernance et appuis institutionnel.

Un focus sur le sous-programme 1, montre qu'il comprend quatre activités : Développement d’un vaccin anti-VIH adapté à l’environnement national. Le CIRCB à cet égard, a poursuivi les études sur le développement d’un vaccin anti VIH en menant les opérations concrètes. En ce qui concerne la caractérisation des couples discordants, le centre a recruté 33 couples discordants additionnels. Ensuite, il a été question de déterminer les propriétés neutralisant de leurs plasmas contre les différentes souches virales VIH sélectionnées. 

En ce qui concerne le projet AMFAR, il a été caractérisé par 18 cytokines et chimiokines inflammatoires associés au contrôle du virus du VIH chez les patients non traités. Pour l’optimisation du candidat vaccin pour obtenir le CGMP pour les essais cliniques au Cameroun, les travaux sont en cours. En ce qui concerne la réalisation des essais cliniques avec les produits CGMP, les travaux sont en cours. Quant au renforcement des capacités du personnel en immunologie et la science des vaccins, le centre a formé 4 étudiantes à l’obtention de leurs masters (4 Msc II), une étudiante en formation postdoctorale et 3 étudiantes en Ph.D. 

La Prévention de la transmission de la mère à l’enfant du VIH et des hépatites a également été un point important pour l’exercice 2024.  En ce qui concerne la Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant (PTME), le CIRCB a poursuivi ses interventions à travers deux projets : le projet MOBABY (Mother & Baby) et le projet PNDP (Programme National de Diagnostic Précoce) du VIH. Pour ce qui est du projet MOBABY (Mother and Baby), des recherches ont été menées pour déterminer les facteurs favorisant la transmission du VIH de la mère à l’enfant, en dehors des facteurs déjà connus. Il a également été évalué la prévalence du VIH parmi les femmes allaitantes. 507 femmes allaitantes ont été dépistées dans la région du Sud. S’agissant du Programme National de Diagnostic Précoce (PNDP) mis en œuvre sous la coordination du MINSANTE, le CIRCB a dépisté 4759 cas  d'enfants exposés âgés de 0 à 18 mois parmi lesquels 315 infectés, pour un taux de positivité de 3,6%. Deux principales tâches ont été menées pour ce qui est de la prévention de la transmission des virus des hépatites B (VHB) et C (VHC) de la mère à l’enfant et du diagnostic précoce du VHB. Pour le compte de l’année 2024, 230 femmes enceintes sur 500 attendues pour l’activité de prévention de la transmission du VIH et des hépatites de la mère à l’enfant, ont été enrôlées. D’où une performance autour de 46%. Le taux de détection de l’AgHBs était de 8,70% (20/230) et celui de détection du VHD chez 15 femmes enceintes VHB+ était estimé à 53,33% (8/15).

Le taux de coïnfection VIH-VHB était de 10% (2/20). 14 couples mères enfants sur les 40 attendus, soit 35% de taux de performance a été enregistré. En ce qui concerne le développement d’un algorithme pour le diagnostic précoce de l’infection au VHB (EID-VHB), ainsi qu’un autre permettant la détection des mutations liées à la résistance avec les méthodes de PCR (ARMS-PCR), les travaux sont en cours. Pour ce qui est du développement d’une méthode de détection des résistances au HVB par PCR ou le « Développent of ARMS-PCR for résistance associated mutations (RAMs) of HBV », les travaux sont également en cours. Le CIRCB étant inscrit dans un processus d’accréditation de ses laboratoires, il s’agissait d’améliorer la qualité dans lesdits Laboratoires, ainsi que dans les procédures administratives, financières et comptables. Résultats obtenus : L’audit externe n’a pas été réalisé au cours de l’année 2024 ; Aucun document contrôlé sur sept (07) disponibles soit 0 % ;  Deux (02) vagues de distribution des échantillons d’EEQ effectuées dans les 10 régions du Cameroun avec un taux de participation de 94 % ; Des ateliers de suivi-évaluation et des visites sur site dans les régions ont été organisés avec le support financier de l’UNICEF ; Des procédures opérationnelles standards ont été révisées ; Le contrat de maintenance des extincteurs a été proposé pour l’année 2025. 

Toutefois, le CIRCB a connu des difficultés au cours de l’année 2024. Au rang de celles-ci, l’on note un cadre de travail de plus en plus étroit. Au fil du temps en effet, il est difficile de disposer d’espaces capables d’accueillir le personnel et le matériel qui composent le CIRCB. Ce qui constitue un gros défi au regard de certaines perspectives de l’institution. Le CIRCB souffre par ailleurs de la rareté des ressources nécessaires à l’exécution de ses missions. Ainsi, l’absence d’appui de la part du MINSANTE, tout comme le manque de subventions d’investissement de la part des autres administrations, constituent un sérieux frein pour le Centre. Le CIRCB a pourtant grand besoin de renforcer son plateau technique, tout en l’arrimant régulièrement à la pointe de la technologie. Ces apports permettraient par ailleurs de booster la recherche, notamment pour la conduite effective des études d’impact du VIH, qui rentrent dans le mandat assigné au CIRCB, mais ont du mal à être réalisées. L’approvisionnement régulier en réactifs pour les examens de Charge virale VIH et du diagnostic précoce du VIH chez les enfants apparaît également comme une gageure. 

Un accompagnement et un appui du MINSANTE sont hautement nécessaires. Le remboursement par la tutelle technique des frais liés aux examens réalisés gratuitement au CIRCB n’est pas toujours effectif et constitue un manque à gagner en termes de recettes propres. Le règlement de la dette due au personnel sur les rappels suite aux avancements et reclassements est également à mettre au rang des difficultés du CIRCB. Le centre présente sa performance financière sur les 4 dernières années ainsi qu’il suit : 2021 (2 701 713 824 FCFA soit 48,75%) ; 2022 (2 895 690 208 FCFA soit 51,35%) ;  2023 (3 082 316 027 soit 51,62%) et 2024 (2 860 628 384 FCFA soit 54,08%), pour un total cumulé de 11 540 348 443 FCFA soit 49,91%. Il faut rappeler que les contributions des administrations (l’Etat) s’élèvent à 64,90 % ;  Les ressources propres à 16,34% ;  Projets et autres FINEX : 7,50%.

 En dépit de ce tableau, le CIRCB maintient sa projection sur le futur. Et dans ses perspectives, le Centre voudrait : s’engager sur de nouvelles pistes de recherche pour attirer les financements extérieurs, en portant d’avantage d’intérêts sur les pathologies affectées par le changement climatique et la détérioration des écosystèmes ; mettre en place une plateforme clinique de prise en charge des cas de multi résistances du VIH aux traitements antirétroviraux (collaboration avec le CHU et d’autres formations sanitaires), susceptible de faire l’objet de stratégies différentielles; poursuivre le renforcement de ses ressources humaines, particulièrement à travers le recrutement de personnels scientifiques qualifiés ; commercialiser les résultats et produits de ses recherches ; optimiser le recouvrement des subventions des administrations partenaires. Afin d'atteindre son objectif stratégique qui est d’améliorer les connaissances et la qualité de soins et services destinés aux personnes infectées et/ou affectées par le VIH et le SIDA, le CIRCB a exécuté au cours de l’exercice 2024 les activités de ses quatre sous-programmes. Le taux de réalisation global des activités budgétisées est de 90,91%. 

Les performances enregistrées au cours de l’exercice 2024 ont été évaluées sur la base de l’atteinte des objectifs et indicateurs des sous-programmes et des activités. Globalement, le taux de mobilisation des ressources au cours de l’exercice 2024 au 10 décembre 2024 était de 54,08%, contre 56,29% au 30 novembre 2023. S’agissant de la dépense, on enregistre un taux d’engagement de 80,77% par rapport aux ressources mobilisées. Par ailleurs, le taux d’ordonnancement au 30 novembre 2024 est de 76,64% rapporté aux engagements. Il y’a lieu, au regard du travail abattu et si les suggestions sont prises en compte et obtiennent un écho favorable, d'espérer une année 2025 intense et davantage reluisante dans la réalisation des missions régaliennes du CIRCB.


Donald OMOLOBINA, source celcom CIRCB

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