Chute du Pétrole : Le Cameroun ajuste ses prévisions budgétaires
Dernière mise à jours il y'a 2 moisL'État du Cameroun est contraint à la résilience macroéconomique face à la volatilité du marché mondial des hydrocarbures. Une ordonnance présidentielle, relayée par le Ministère des Finances (MINFI), officialise la révision du budget 2025, désormais établi à 7 735,9 milliards de FCFA. Cette correction à la baisse est la conséquence directe d'une chute notable des revenus pétroliers.
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Le Cameroun, dont le budget demeure sensible aux fluctuations des cours du brut, voit ses recettes pétrolières diminuer d’environ 93,3 milliards de FCFA. Cette contraction est doublement causée par le recul des prix du baril et par le déclin de la production nationale d’hydrocarbures. À cette érosion s'ajoute une tendance baissière, quoique plus modérée, des recettes internes non pétrolières. Les recettes douanières souffrent également, notamment en raison de la réduction des importations et des perturbations persistantes sur les chaînes logistiques globales, signalant un ralentissement de la conjoncture.
Paradoxalement, cette diminution des revenus s'accompagne d’une augmentation des dépenses publiques. L'État doit faire face à des charges de fonctionnement accrues, à l'augmentation des dépenses en biens et services, et, de manière significative, au maintien d’un niveau élevé d'investissements publics dans les infrastructures. Cette conjonction (recettes en berne et charges en hausse) fragilise l'équilibre budgétaire du pays. Le Document de Programmation Économique et Budgétaire (DPEB) actualisé fait état d'un déficit budgétaire s'élevant désormais à 303,9 milliards de FCFA, un chiffre bien supérieur aux estimations initiales.
Pour couvrir ce déficit et assurer la poursuite des projets prioritaires, le besoin de financement est chiffré à 2 326,5 milliards de FCFA. L’État prévoit d’intensifier son recours à l’emprunt sur les marchés de capitaux, à la fois intérieur et international. Jusqu'à 930 milliards de FCFA pourraient être mobilisés via des emprunts obligataires. Cette révision budgétaire met en lumière la dépendance structurelle du Cameroun aux revenus issus des hydrocarbures, facteur majeur de vulnérabilité. Le gouvernement est désormais dans l'obligation de trouver un équilibre délicat entre le maintien de la rigueur financière, la sécurisation des financements nécessaires et le soutien aux investissements indispensables pour maintenir la trajectoire de développement économique.
Floyd Miles
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