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Cemac : Un nouveau cadre normatif pour les partenariats public-privé

Dernière mise à jours il y'a 4 semaine

Le 22 décembre 2025, la BDEAC a franchi une étape décisive dans la modernisation de son ingénierie financière en lançant le processus de recrutement d'un cabinet d'expertise international.

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Cette mission, d'une importance capitale, consiste à élaborer un socle réglementaire inédit dédié aux Partenariats Public-Privé (PPP). Il ne s'agit plus seulement d'un projet technique, mais de la concrétisation opérationnelle du plan « AZOBE » 2023-2027, la boussole de la Banque pour transformer durablement l'économie de la sous-région.

L'absence d'un référentiel commun a longtemps constitué un frein majeur à l'afflux de capitaux privés dans la zone CEMAC. En structurant ce nouveau cadre normatif, la BDEAC entend lever les barrières psychologiques et juridiques qui dissuadent les grands opérateurs internationaux. Ce dispositif permettra de standardiser les contrats, de définir avec précision les mécanismes de partage de risques et de garantir une transparence accrue dans l'attribution et la gestion des projets. Cette démarche vise à transformer la perception du risque en Afrique Centrale. En offrant un environnement prévisible, la Banque espère attirer des fonds d'investissement et des acteurs industriels capables de porter des projets d'utilité publique, sans pour autant alourdir l'endettement direct des États. L'objectif est de transformer chaque franc public investi en levier pour capter des ressources privées additionnelles.

Au-delà de la simple technique financière, l'harmonisation des règles en matière de PPP sert un dessein politique et social plus vaste. Elle s'inscrit dans la mission originelle de la BDEAC a savoir la lutte contre la pauvreté et l'amélioration du bien-être des populations. En facilitant la réalisation de réseaux de transport, de centrales énergétiques ou de complexes industriels, ce cadre normatif accélère l'intégration communautaire. L'institution veille également à sa propre pérennité. En encadrant strictement les financements hybrides, elle protège son équilibre bilanciel contre d'éventuels défauts de structuration. Ce double défi  financer massivement le développement tout en maîtrisant les aléas juridiques  positionne désormais la BDEAC comme un intermédiaire de confiance et un catalyseur de croissance. La mise en place de ces outils en 2025 marque ainsi le passage à une ère de "bancabilité" accrue pour les grands chantiers de la sous-région, ouvrant la voie à une nouvelle génération d'infrastructures résilientes et performantes.


Ndjomo Carlos

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