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Cemac : Le taux de créances en souffrance recule à 15,4 % à fin juin 2026

Dernière mise à jours il y'a 12 heures

Le paysage bancaire de la Cemac affiche des signes notables d'amélioration de la qualité de ses actifs. D'après le dernier rapport de politique monétaire de la BEAC, le taux de créances en souffrance à connu un repli au terme du mois de juin 2026, contre 17,4 % un an plus tôt.

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La contraction de deux points de pourcentage traduit une embellie de la situation globale des établissements de crédit répartis entre le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la RCA, même si les autorités monétaires soulignent qu'un ratio en pourcentage dépend également de la vitesse de progression de la distribution globale des crédits par rapport à la trajectoire nominale des impayés.


Pour appréhender la portée de ces indicateurs, la Commission bancaire de l'Afrique centrale (Cobac) rappelle la complexité des typologies de risques sous-jacentes. Les créances en souffrance regroupent en effet les créances immobilisées en retard de paiement depuis plus de trois mois sans être totalement compromises, les impayés exigibles à terme échu, ainsi que les créances douteuses présentant un risque avéré de non-recouvrement partiel ou total. L'existence de ces portefeuilles impose aux institutions financières des exigences strictes en matière de dotations de provisions, dont l'ampleur pèse directement sur la rentabilité et les ratios prudentiels. Historiquement, le volume de ces créances avait connu une expansion prononcée, passant d'un encours de 495 milliards de francs CFA en 2012 pour franchir la barre des 1 900 milliards à la fin de l'exercice 2022, avant de se stabiliser autour de 2 024 milliards de francs CFA fin 2024.


L'analyse des causes de cette sinistralité passée met en lumière une double dimension, à la fois structurelle et conjoncturelle. Du côté des facteurs internes aux établissements, la banque centrale pointe parfois des politiques d'expansion commerciale trop agressives menées au détriment d'une évaluation rigoureuse de la solvabilité des emprunteurs. Sur le plan externe, la décélération de l'activité économique et la persistance des tensions sur la trésorerie des États  matérialisées par l'accumulation d'arriérés de paiement intérieurs  se répercutent en cascade sur la santé financière des entreprises créancières, altérant leur capacité à honorer leurs échéances bancaires. Si le recul enregistré à la mi-2026 témoigne d'une amélioration relative de la qualité des portefeuilles, seule l'analyse des encours nominaux permettra à terme de mesurer la portée exacte de cet assainissement sur l'ensemble de l'écosystème financier communautaire.


Asaba

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bernardo carlos ndjomo
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