Cameroun : Le taux d'inflation baisse à 2,6 % sous le seuil communautaire
Dernière mise à jours il y'a 2 heuresLa note conjoncturelle publiée par l’Institut national de la statistique (INS) pour le mois de mai 2026 valide l'ancrage de l'économie nationale dans une trajectoire de désinflation durable.
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Le taux d’inflation moyen sur les douze derniers mois s’établit à 2,6 %, se repositionnant sous la norme de convergence de 3 % édictée par la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). L'indicateur marque un retour aux équilibres antérieurs aux crises logistiques mondiales, en rupture avec la surchauffe qui avait propulsé la hausse des prix à un sommet décennal.
La décélération observée en mai 2026 couronne un cycle de reflux amorcé après plusieurs exercices de fortes tensions sur le pouvoir d'achat. L'analyse rétrospective des cinq dernières années retrace la violence du choc inflationniste et la progressivité de la décompression : l'indice s'élevait à 2,3 % en 2021, avant de grimper à 6,3 % en 2022 puis d'atteindre un pic de 7,4 % en 2023. Une première phase de détente a ramené le curseur à 4,5 % en 2024, suivie d'une consolidation à 3,5 % en 2025, pour aboutir à l'atterrissage actuel de 2,6 %. En glissement annuel, la progression des prix affiche 2,7 % en mai 2026 contre 3,3 % en mai 2025, malgré une hausse sectorielle de 2,3 % sur les produits alimentaires entre avril et mai 2026, tirée par un renchérissement de 6,1 % sur les légumes.
La physionomie des pressions sur les prix révèle une composante essentiellement domestique, liée aux coûts de production internes. Les biens et services locaux enregistrent une poussée de 3,1 %, alors que les produits importés affichent une variation modérée de 1,3 %. La fragmentation du marché national engendre d'importantes disparités géographiques, l'inflation oscillant entre une déflation de -0,7 % à Maroua et une surchauffe de 4,2 % à Bertoua, tandis que Douala et Yaoundé s'alignent respectivement à 2,4 % et 3,0 %. Les tensions géopolitiques dans le Golfe persique maintiennent toutefois une menace sur l'aval de la filière, la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) enregistrant un bond du coût d'importation du gasoil, passé de 489,72 FCFA en février 2026 à 786,93 FCFA par litre en mai 2026, soit une augmentation de 60,7 %.
Ndjomo Carlos
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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