Zones en crise : La banque mondiale apporte sa caution pour la reconstruction
Dernière mise à jours il y'a 11 moisUn délai de cinq ans s'est écoulé depuis le lancement du plan de reconstruction des zones en crise, et la liste des bailleurs de fonds prêts à soutenir ce projet pour les régions de l'Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, dont le coût est estimé à près de 2 000 milliards de FCFA, demeure encore très limitée. Cette situation a conduit la Banque mondiale, qui supervise un portefeuille d'environ 2 540 milliards de FCFA dans le pays, à se porter garante de cette initiative de reconstruction.
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Lors d'une rencontre qui a eu lieu le 7 février 2025, la Banque mondiale a réaffirmé son engagement envers ce projet. Cette audience a rassemblé le directeur des opérations de l'institution, Cheick Kanté, et le Premier ministre camerounais, Joseph Dion Ngute. Ce dialogue a permis de souligner l'importance de la coopération internationale pour la réussite de ce plan ambitieux.
L'engagement de la Banque mondiale est crucial dans le contexte actuel, où les besoins de financement pour la reconstruction sont pressants. La mobilisation de ressources supplémentaires de la part d'autres bailleurs de fonds sera essentielle pour garantir la mise en œuvre effective de ce plan et pour répondre aux défis auxquels font face ces régions touchées par la crise.
Bien que le bailleur de fonds n'ait pas encore défini l'étendue de son aide financière, son intervention pourrait apporter un soulagement significatif à l'État, qui a désigné ces régions comme des « zones économiquement sinistrées ». La réhabilitation de l'Extrême-Nord nécessite un budget total de 1 810 milliards de FCFA, tandis que les efforts de reconstruction dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest exigent 154 milliards de FCFA. Malgré certaines avancées sur le terrain, la collecte de ressources auprès des partenaires demeure un enjeu majeur.
En 2019, la France avait annoncé un soutien financier de 62 millions d'euros, équivalant à 40,669 milliards de FCFA. Ce financement est toujours en attente, selon les déclarations du Comité de pilotage du Plan de reconstruction du Noso. La situation actuelle souligne l'importance d'une mobilisation rapide et efficace des ressources pour répondre aux besoins urgents de ces régions touchées.
La nécessité d'un soutien financier accru est d'autant plus pressante, compte tenu des défis persistants auxquels font face ces zones. La collaboration avec les bailleurs de fonds et les partenaires internationaux est essentielle pour garantir que les projets de reconstruction soient non seulement lancés, mais également menés à bien dans les meilleurs délais. L'engagement continu des acteurs concernés sera déterminant pour restaurer la stabilité économique et sociale dans ces régions vulnérables.
Bernardo NDJOMO
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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