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Transport Aérien : Le ciel s'assombrit pour ECair

Dernière mise à jours il y'a 4 semaine

L'ambition de voir Equatorial Congo Airlines (ECair) redevenir un fleuron du ciel d'Afrique centrale se heurte à une réalité brutale en cette fin d'année 2025.

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Alors que les voyageurs s'apprêtaient à rejoindre leurs proches pour les festivités de décembre, la compagnie nationale congolaise traverse une zone de fortes secousses opérationnelles. Le cas du vol EJ211, initialement prévu le 19 décembre pour assurer la liaison entre Brazzaville, Douala et Yaoundé, illustre parfaitement le désarroi actuel des passagers abandonnés à l'aéroport international de Maya-Maya, face à des comptoirs déserts et des écrans d'affichage muets.

L'absence totale d'interlocuteurs au sol et le silence radio de la direction de la compagnie transforment le voyage de dizaines d'usagers en un véritable parcours du combattant. Loin d'être un incident isolé, cette annulation brutale s'inscrit dans un arrêt d'activité quasi total observé depuis la mi-novembre 2025. Les agences de voyages, elles-mêmes prises au dépourvu, se retrouvent dans l'incapacité d'offrir des solutions concrètes, se contentant de proposer des reports de billets vers un horizon de reprise encore hypothétique. Cette paralysie contraint les clients à se tourner vers des transporteurs alternatifs. Or, en cette période de pic d'affluence, la rareté des places disponibles sur les vols concurrents fait s'envoler les prix, alourdissant la facture pour des familles déjà éprouvées. Le déficit de communication de la compagnie est ici pointé du doigt comme un manquement grave aux obligations contractuelles envers les passagers.

Le mal qui ronge ECair semble avant tout logistique et technique. Depuis son retour dans les airs en mai 2024, la structure repose sur un équilibre extrêmement précaire. Le déploiement de son réseau, qui s'étend de Pointe-Noire à Libreville en passant par le Cameroun, repose sur l'exploitation d'un seul et unique Boeing 737-700. Cette dépendance à un seul appareil expose la compagnie à des ruptures de service immédiates en cas d'avarie. Plus grave encore, des sources proches du dossier révèlent une absence de stocks de pièces de rechange essentiels. Cette lacune transforme la moindre maintenance de routine en une immobilisation de plusieurs semaines, faute de composants disponibles sur place. Ce modèle de gestion "à flux tendu" empêche toute régularité et ruine la confiance des partenaires commerciaux ainsi que des voyageurs fréquents.

Fondée en 2011 avec le soutien de conseillers internationaux prestigieux, ECair avait pour mission de désenclaver le Congo et de rayonner au-delà des frontières continentales. Cependant, les démons financiers qui avaient conduit à une fermeture brutale en 2016 semblent resurgir. La reprise de 2024, bien que porteuse d'espoir, s'est effectuée sur des fondations qui manquent de solidité financière et matérielle. Pour sortir de cette spirale de suspensions récurrentes, une refonte de la flotte et une sécurisation de la chaîne logistique de maintenance apparaissent indispensables. Sans une intervention structurelle rapide, le transporteur national congolais risque de voir ses parts de marché définitivement captées par des concurrents plus stables, laissant derrière lui une image de marque durablement ternie.


BCN

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bernardo carlos ndjomo
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