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Transport aérien : La Guinée Equatoriale lance un audit afin d'améliorer la compétitivité du secteur

Dernière mise à jours il y'a 6 heures

Le pays initie une refonte de sa fiscalité aéronautique pour stimuler la fréquentation des plateformes de Malabo et de Bata. Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président de la République, a ordonné le 8 juillet 2026 la mise en œuvre immédiate d'un audit complet des taxes aéroportuaires.

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La présidence équato-guinéenne cible les charges fiscales qui grèvent le prix des billets d'avion et pénalisent l'attractivité commerciale du pavillon local. La refonte législative de la fiscalité des transports ambitionne d'aligner les grilles tarifaires nationales sur les pratiques des États voisins, offrant ainsi des marges de manœuvre renforcées aux transporteurs aériens, à l'instar de la compagnie nationale Ceiba Intercontinental, tout en maximisant la connectivité de la sous-région.

La structure des redevances en vigueur place la Guinée équatoriale parmi les destinations les plus onéreuses de la zone d'Afrique centrale. L'ajustement tarifaire de l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), introduit en décembre 2023, fixe le droit d'atterrissage international à 3 503 Francs CFA par tonne pour les appareils de moins de 25 tonnes. Le tarif surpasse les barèmes appliqués au Gabon, établis à 2 007 Francs CFA, et au Congo, fixés à 2 087 Francs CFA, pour se rapprocher uniquement du seuil tchadien de 3 289 Francs CFA. L'écart s'accentue pour les aéronefs lourds de plus de 150 tonnes, soumis à une taxation de 8 224 Francs CFA par tonne. La fiscalité sur les passagers intègre une taxe de sûreté oscillant entre 3 500 et 8 000 Francs CFA, couplée à une redevance de développement des infrastructures de 2 000 Francs CFA, imposant un surcoût moyen de 9 000 Francs CFA par voyageur à l'embarquement.

Le resserrement fiscal répond à un impératif de rentabilisation des terminaux modernes construits par l'État, dont le niveau de fréquentation demeure en deçà du potentiel nominal. Les indicateurs compilés par l'Association des aéroports africains (AAGE) recensaient un flux annuel de 495 000 passagers lors du bilan de 2021, une masse critique que le gouvernement souhaite démultiplier en incitant les opérateurs internationaux à ouvrir de nouvelles liaisons régulières. L'allègement des charges d'exploitation des compagnies doit induire une baisse mécanique des tarifs commerciaux, brisant l'isolement du marché équato-guinéen. L'ajustement de la législation fiscale aéronautique vise à transformer la péninsule en un pôle d'échanges dynamiques, capable de capter les flux de transit d'Afrique centrale et de restaurer l'équilibre financier de l'aviation civile nationale.


Nlend Flore

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