TCHAD : A la quête de l'émergence
Dernière mise à jours il y'a 6 moisCe pays enclavé d'Afrique Centrale, se lance dans une initiative de mobilisation de capitaux sans précédent de 18 000 Milliards FCFA à Abu Dhabi, dans l'objectif de financer son plan national de développement 2024-2028.
Lire aussi : Gabon : BCEG opens a CFA 25 billion credit line for the fisheries sector.
Le gouvernement Tchadien envisage une table ronde des bailleurs de fonds et des investisseurs à Abu Dhabi les 9 et 10 septembre 2025, visant à lever un montant d’environ 29,5 milliards USD pour financer son Plan National de Développement (PND) sur la période 2024-2028. Cette somme représente une ambition stratégique majeure pour transformer l'économie tchadienne et accélérer son émergence.
Le Tchad, avec un PIB d'environ 8 000 milliards de F CFA (environ 13 milliards USD) en 2024, est confronté à des défis structurels importants. Environ 42% de sa population de 18 millions d'habitants vit sous le seuil de pauvreté, et l'indice de développement humain (IDH) reste parmi les plus bas au monde. L'économie est fortement dépendante du pétrole, qui représente plus de 70% des recettes d'exportation et environ 40% du PIB. Cette table ronde vise à changer la donne en attirant des investissements massifs dans des secteurs clés pour diversifier l'économie et réduire cette dépendance.
L'objectif de 18 000 milliards de F CFA sur cinq ans est particulièrement ambitieux, représentant environ 225% du PIB actuel du Tchad. Cela signifie un effort d'investissement annuel moyen de 3 600 milliards de F CFA, soit près de 45% du PIB annuel, un taux d'investissement rarement atteint même par les économies émergentes. Les fonds recherchés sont destinés à des projets structurants répartis sur sept piliers stratégiques, avec des allocations ciblées. Il s’agit de la construction et réhabilitation de plus de 5 000 km de routes bitumées pour désenclaver les zones de production agricole et faciliter les échanges. Actuellement, moins de 5% du réseau routier national est bitumé.
L’ augmentation de la capacité de production électrique de 250 MW à 1 000 MW, et extension du réseau de distribution pour faire passer le taux d'accès à l'électricité de moins de 20% à 60% d'ici 2028 ; la réalisation de plus de 1 000 forages et installation de réseaux d'adduction d'eau pour accroître l'accès à l'eau potable en milieu rural de 40% à 75%. Ce financement servira également les intérêts de l’agriculture et de l’élevage .en effet, une somme colossale sera utiliser pour plus de 100 000 hectares de terres irriguées pour la culture céréalière (riz, maïs) et maraîchère. La production agricole actuelle ne couvre que 55% des besoins alimentaires du pays. Tandis que l'élevage, représente près de 30% du PIB non pétrolier, avec la construction d'abattoirs modernes et de fermes d'engraissement.
Bernardo Carlos NDJOMO
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Articles similaires
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.