Sonara : La réhabilitation coûte 300 milliards FCFA
Dernière mise à jours il y'a 2 moisLa nouvelle projection de 300 milliards de FCFA fait suite à l'examen détaillé des besoins techniques, conduit par le bureau d'études français Axens. L'augmentation de 20 % de l'enveloppe budgétaire initiale (qui s'élevait à 250 milliards de FCFA) n'a pas été formellement expliquée dans l'enceinte parlementaire, mais elle reflète la nécessité d'acquérir de nouveaux équipements spécialisés et d'intégrer des solutions complexes pour garantir la pleine capacité opérationnelle de l'infrastructure de Limbe.
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Cette annonce réaffirme l'impératif pour l'État camerounais de mobiliser les financements afin de mettre un terme à sa dépendance totale aux importations de produits pétroliers raffinés, une situation persistante depuis l'incident de 2019.
La recherche de financement pour les travaux de la Sonara est menée sur deux fronts, soulignant l'urgence perçue par les acteurs économiques et monétaires de la sous-région. En effet, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) s'est positionnée en tant que facilitateur financier. Le gouverneur Yvon Sana Bangui a renouvelé l'engagement de l'institution, confirmant le 29 septembre 2025 la disponibilité du guichet B, un instrument de refinancement dédié aux crédits d'investissement productif à moyen terme. La BEAC avait précédemment montré sa bonne volonté en proposant de couvrir jusqu'à 60 % des besoins (sur la base de l'ancienne estimation), un geste significatif de solidarité communautaire. Le projet suscite également un vif intérêt sur le marché privé. Le 17 juin 2025, un consortium regroupant l'Union de Banques Arabes et Françaises (UBAF), la banque néerlandaise ING et la Mauritius Commercial Bank (MCB) s'est rendu sur place. Cette visite démontre la viabilité commerciale du projet et la confiance des établissements privés dans la capacité de la Sonara à retrouver sa pleine efficacité.
La réhabilitation de la raffinerie n'est plus seulement une affaire camerounaise, mais une question de sécurité monétaire pour l'ensemble de la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC). L'importation à 100 % de carburants par le Cameroun génère une ponction continue sur les réserves en devises de la banque centrale. Cette situation draine les avoirs extérieurs de la zone, exposant les six États membres à des tensions de trésorerie dans le règlement de leurs approvisionnements. Le gouverneur Sana Bangui a rappelé avec insistance, dès juin 2024, la nécessité de « restaurer très rapidement la Sonara » pour protéger la position extérieure de la sous-région et ses équilibres monétaires fondamentaux.
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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