Infrastructures routières : Contre performance dans l'exécution des travaux
Dernière mise à jours il y'a 2 moisLe bilan communiqué par le Premier Ministre à l'Assemblée nationale est sans appel : au 30 septembre 2025, la distance bitumée additionnelle n'atteignait que 384,95 km. Ce chiffre est à mettre en perspective avec l'ambition initiale du gouvernement qui avait fixé la cible annuelle à 754,76 km.
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La performance effective s'établit donc légèrement au-dessus de la moitié de l'objectif, accusant un manque à gagner d'environ 370 km. Cette contre-performance entrave directement l'amélioration de la connectivité et la réduction des coûts de transport pour les opérateurs économiques. Si le chef de l'Exécutif n'a pas étayé les raisons de cet écart, les services du Ministère des Travaux Publics (MINTP) sont plus explicites, confirmant que le Cameroun éprouve d'« énormes difficultés à bitumer les routes » en raison de la faiblesse des investissements publics.
Le manque de financements suffisants et réguliers se révèle être le goulot d'étranglement principal, empêchant la mobilisation optimale des entreprises et le respect des calendriers de travaux.
Le rythme de réalisation de 2025 apparaît manifestement insuffisant pour répondre aux exigences de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30). Ce document de référence table sur la construction de 6 000 km de routes bitumées supplémentaires sur dix ans, soit une cadence moyenne de 600 km par an. Avec 384,95 km réalisés sur neuf mois, l'État s'éloigne de cette trajectoire vitale. Ce retard s'ajoute à la vulnérabilité structurelle du réseau national, dont la longueur totale s'élève à 121 873 km. Selon les données de fin 2024, seuls 10 576 km de routes étaient bitumés, ce qui représente à peine 8,6 % de l'ensemble, confirmant l'ampleur du défi de modernisation.
Face à ce bilan mitigé, l'Exécutif a présenté un objectif rehaussé pour l'exercice 2026, visant la livraison de près de 650 km de routes revêtues ainsi que la construction de plus de 1 300 mètres linéaires d'ouvrages d'art. L'atteinte de cette projection, qui se rapproche enfin de la moyenne annuelle requise par la SND30, dépendra néanmoins de la capacité du gouvernement à résoudre rapidement le problème central du décaissement des fonds pour les projets routiers.
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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