Sommets Afrique-Puissances mondiales: deux poids, deux mesures
Dernière mise à jours il y'a 1 ansLes rencontres régulières entre les pays africains et les Puissances Mondiales semblent être un marché de dupes, au désavantage de l’économie africaine
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Bien que ces sommets soient des occasions de dialogue et de rencontre be to be, ceux-ci ne parviennent pas à instaurer un équilibre dans les relations entre les pays africains et leurs partenaires internationaux. Au lieu de favoriser une véritable coopération, ces rencontres semblent renforcer des structures de pouvoir qui ne profitent pas aux économies africaines, limitant ainsi leur potentiel de croissance et d'autonomie.
Il est alors question de repenser ces formats de coopération afin de promouvoir des partenariats plus équitables et bénéfiques pour le développement durable en Afrique, dans une dynamique de gagnants-gagnants. Ce changement de paradigme pourrait permettre aux nations africaines de tirer pleinement parti de leurs ressources et de leur potentiel, tout en établissant des relations internationales fondées sur le respect mutuel et l'égalité.
Le rapport intitulé « Sommets dédiés à l’Afrique : quel impact sur l’industrialisation et le développement ? » souligne que l'année 2024 a été marquée, tout comme les années précédant la pandémie, par les déplacements fréquents des dirigeants africains vers l'Europe et l'Asie pour participer à des « sommets continentaux ». Ces rencontres, comme à l'accoutumée, ont abouti à des annonces d'intentions d'investissements ainsi qu'à la signature d'accords représentant plusieurs milliards de dollars.
Lors du Sommet Italie-Afrique qui s'est tenu en janvier à Rome, le gouvernement de Giorgia Meloni a présenté un plan ambitieux d'environ 6 milliards de dollars destiné à soutenir le développement du continent africain. Plus tard, en juin, le premier Sommet Afrique-Corée du Sud a vu Séoul annoncer des investissements d'environ 24 milliards de dollars en faveur de l'Afrique. En septembre, en Indonésie, 32 accords d'une valeur totale de plus de 3,5 milliards de dollars ont été signés, témoignant de l'intérêt croissant pour le développement économique du continent.
Lors du Forum Chine-Afrique (FOCAC), la Chine a promis plus de 50 milliards de dollars d'investissements futurs en Afrique. Ces engagements financiers soulignent l'importance croissante des partenariats internationaux pour l'industrialisation et le développement du continent, tout en posant la question de l'impact réel de ces sommets sur la transformation économique de l'Afrique. En 2024, les engagements d'investissement lors des sommets internationaux entre l'Afrique et divers pays étrangers s'élèvent à un minimum de 83,5 milliards de dollars. Ces promesses témoignent de l'intérêt croissant des nations pour le développement économique du continent africain.
Une rétrospective permet de constater que depuis l'an 2000, les intentions d'investissement exprimées lors des principaux sommets consacrés à l'Afrique, organisés par trois puissances occidentales (États-Unis, Europe, Japon) et quatre pays émergents (Chine, Inde, Russie, Arabie saoudite), totalisent plus de 770 milliards de dollars. Ce chiffre illustre l'ampleur des engagements pris par ces nations pour le développement africain.
Bien que ces initiatives visent à remédier au déficit d'infrastructures en Afrique, elles s'inscrivent également dans le cadre de l'initiative chinoise des Nouvelles routes de la soie, qui vise à établir un lien entre la Chine et l'Europe via l'Afrique, tout en sécurisant l'approvisionnement en matières premières et en facilitant l'accès des produits finis au marché européen.
Willy César Eloundou
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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