Rachat d’ENEO : Tout se jouera à Paris
Dernière mise à jours il y'a 10 moisLa cession des parts d'Actis dans Eneo a été portée devant la Chambre de Commerce Internationale de Paris (CCI) face au refus du régulateur camerounais du secteur de l’électricité d'approuver une partie des investissements réalisés par le fonds d'investissement britannique.
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Ainsi, ce recours à l'expertise technique auprès de la CCI de Paris devrait permettre de lever les ambiguïtés entourant la valorisation des investissements d’Eneo. Une fois cette évaluation effectuée, il devrait être possible de réajuster la situation financière de l'entreprise et de faciliter la poursuite des négociations liées à la cession des parts d'Actis dans Eneo. Le fonds d’investissement britannique exige à Yaoundé, une enveloppe comprise entre 100 milliards et 125 milliards de FCFA. Un ticket de sortie résultant d’une due diligence menée par le cabinet camerounais Financia Capital, mais qui est bien au-dessus de l’offre formulée par le Comité interministériel camerounais chargé des négociations, soit, pas plus de 80 milliards de FCFA.
Tout cet imbroglio résulterait du refus de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel) d’approuver un portefeuille d’investissements de 60 milliards de FCFA revendiqués par Eneo. L’entreprise a décidé de porter l’affaire devant la Chambre de Commerce Internationale (CCI) de Paris, en vertu du contrat de concession avec l'État camerounais. Réévaluer la portion des investissements de l’entreprise en attente de validation, conformément aux termes du contrat de concession entre l'État du Cameroun et l'opérateur, reste l’objectif entretenu.
Le gouvernement de la République a décidé de réaliser un inventaire physique des actifs de distribution d’Eneo, précisément dans les régions du Centre et du Littoral. Il sera question de préciser pour chaque installation de distribution, ses principales caractéristiques techniques, son état général et sa valeur comptable estimée. Il s’agit pour les autorités camerounaises d’évaluer le cahier de charges d’Eneo, qui précise les obligations de délégation de service public auxquelles il doit satisfaire. Le rapport attendu éclairera également sans doute sur la valorisation de cette entreprise.
En attendant aussi bien ce rapport que les conclusions de l’expertise technique de la Chambre de Commerce International de Paris, Eneo affirme avoir considérablement amélioré l'accès à l'électricité au Cameroun, avec un taux passant de 56% en 2014 à 75% au 31 décembre 2024 grâce à un investissement chiffré à 400 milliards de FCFA sur la période (2014-2024). En rappel, en 2024, le budget d'investissement se situait à 52,5 milliards de Fcfa soit 12,42 milliards de Fcfa de moins (-19,10%) par rapport aux 65 milliards de Fcfa consentis en 2023. Cette baisse serait liée à la situation financière de l’entreprise qui, à fin 2024, cumule une dette de plus de 500 milliards de Fcfa.
ADO, source celcom ENEO
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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