Perspectives : Le départ du navire-usine Hilli Episeyo devrait réduire la croissance économique à 3,2 % en 2026
Dernière mise à jours il y'a 7 heuresL'arrêt programmé des opérations maritimes de l'usine flottante de gaz naturel liquéfié en juillet 2026 assombrit les perspectives d'expansion de l'activité nationale. Les projections élaborées par le Comité national économique et financier anticipent un ralentissement du rythme de progression de la richesse camerounaise, ramené à 3,2 % pour l'exercice en cours puis à 3,1 % en 2027, contre 3,5 % comptabilisés au terme de l'année 2025.
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Le fléchissement découle directement de la contraction du produit intérieur brut pétrolier, dont la valeur financière devrait reculer de 16,1 % en 2026 puis subira un nouvel affaissement de 18 % durant l'année suivante. L'impact négatif de la branche extractive retranchera 0,4 point à la croissance globale sur chacune des deux périodes, amplifié par la baisse globale des expéditions de marchandises qui ont déjà chuté de 23,6 % au premier trimestre 2026 pour s'établir à 606,9 milliards de FCFA.
Le retrait du navire-usine au large de Kribi intervient alors que les revenus tirés du GNL connaissent un effritement continu depuis le sommet de 622 milliards de FCFA atteint en 2022. Les recettes d'exportation sont passées à 421 milliards de FCFA en 2023, puis à 381 milliards de FCFA en 2024, avant de glisser à 350,2 milliards de FCFA en 2025, soit une baisse de 8,1 % sur douze mois. Malgré l'érosion graduelle des montants encaissés, la ressource représentait encore 11,4 % des rentrées de devises globales du pays au terme du dernier exercice. La fin du partenariat scellé entre la Société nationale des hydrocarbures et l'armateur Golar aggrave la vulnérabilité de la balance commerciale, projetant un déficit du compte courant à hauteur de 5,4 % du produit intérieur brut en 2026 et 6,1 % en 2027, tout en élargissant le déficit budgétaire jusqu'à 2,1 % du PIB.
La recherche de relais de croissance opérationnels se heurte aux contraintes de calendrier propres à l'industrie gazière. Bien que l'entreprise publique de pétrole table sur la valorisation du champ transfrontalier Yoyo-Yolanda, recelant environ 2 500 milliards de pieds cubes de gaz pour un investissement prévisionnel évalué à 4 milliards de dollars, l'infrastructure ne fournira aucun volume commercialisable à court terme. De même, les négociations relatives à l'attribution de nouveaux blocs d'exploration dans les bassins de Douala-Kribi-Campo et Rio del Rey nécessiteront plusieurs exercices d'aménagement technique avant de compenser la perte de l'unité flottante. La transition vers de nouvelles capacités de production laisse subsister un intermède critique au cours duquel l'État devra contenir la progression des dépenses de subvention aux carburants sans altérer le pouvoir d'achat des ménages.
Asaba
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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